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Fonds d'investissements / AMF / perspectives / risques / Gestion d'actifs / guerre en Ukraine

Fonds d'investissements
AMF / perspectives / risques / Gestion d'actifs / guerre en Ukraine

Un secteur de la gestion d’actifs résilient face à la guerre en Ukraine

L'Autorité des marchés financiers présentait ce mercredi matin la nouvelle édition de sa cartographie des marchés et des risques. Celle-ci démontre que si la reprise économique post-Covid est compromise par les tensions inflationnistes et la guerre en Ukraine, le secteur de la gestion d'actifs se montre encore résistant. 
Autorité des marches financiers (AMF) (crédits Romain BEURRIER/REA)
Autorité des marches financiers (AMF) (crédits Romain BEURRIER/REA)

Après une embellie en 2021, marquant une sortie de crise sanitaire, l’environnement des marchés financiers s’est de nouveau dégradé sous l’effet conjugué de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de la résurgence du risque pandémique, selon la dernière édition de la cartographie des marchés et des risques réalisés par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Des tensions qui pèsent notamment sur l’activité du marché des introductions en Bourse (IPO). En effet, alors que 145 IPO avaient été enregistrées dans le monde l’année dernière, leur nombre a diminué des deux tiers depuis les cinq premiers mois de l’année. Les montants levés n’ont pas dépassé les 3,3 milliards d’euros, soit dix fois moins que sur la même période de 2021. La place de Paris n’échappe d’ailleurs pas à cette tendance puisque seulement 5 opérations ont été enregistrées cette année et pour des montants relativement faibles.

Étonnamment, dans ce contexte économique mouvant, la gestion d’actifs a bien résisté à l’impact des sanctions imposées par la communauté internationale à l’encontre de la Russie et de son allié biélorusse, ainsi que des contremesures adoptées par la Russie. Il faut dire que grâce à des expositions à la Russie très limitées, les fonds d’investissement français, par exemple, n’ont pas subi de vagues massives de rachats. "A la fin de l’année 2021, seuls 86 fonds détenaient des titres russes, biélorusses ou ukrainiens. L’actif net cumulé de ces fonds était inférieur à 50 milliards d’euros, et les titres en question (majoritairement obligataires) représentaient 1,5 milliard d’euros et 9,3% du portefeuille des fonds concernés au maximum", a expliqué Kheira Benhami, cheffe économiste à l’AMF, lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi matin. Les baisses d’actifs nets observées début 2022 ont plutôt résulté d’effets de valorisation consécutifs à la chute des cours boursiers.

Dans le détail, concernant les fonds actions français, si l’année 2021 s’est avérée être une année record avec un encours en croissance de 64,3 milliards d’euros, soit environ 19% par rapport au niveau enregistré en 2020 – l’actif net dépassant ainsi pour la première fois la barre de 400 milliards d’euros -, ils ont subi, sur les trois premiers mois de l’année, une baisse d’encours (-33 milliards d’euros, soit 9% des encours) due à des effets de dévalorisation sur fond de guerre en Ukraine.

Même tendance s’agissant des fonds obligataires pour lesquels le conflit a eu des effets négatifs. Ils ont perdu à fin mars 2022 environ 4,3% de leurs actifs nets, soit environ 12 milliards d’euros à cause des rachats des investisseurs (comptant pour 6 milliards d’euros) et des effets de valorisation négatifs (6 milliards d’euros).  

Pour autant, la hausse des taux d’intérêt qui s’annonce pourrait avoir un impact sur la valorisation des titres en portefeuilles et pourrait donner lieu à des réallocations importantes, selon l’AMF, et notamment les fonds obligataires dans leur quête de rendement, ou encore les fonds immobiliers, en cas de baisse de prix, par exemple de correction des prix de l’immobilier commercial.

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