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Orange à l'aube d'un nouveau cercle vertueux
La lenteur n’est pas l’immobilisme. Les faibles variations enregistrées par les différentes lignes des comptes semestriels d’Orange apportent plusieurs enseignements. Les revenus de l’opérateur historique de télécommunication n’ont progressé que de 0,1% au premier semestre, à 21,3 milliards d’euros, après un léger recul de 0,4% au deuxième trimestre, pénalisé de moindres cofinancements du réseau Fibre reçus par rapport à la même période un an plus tôt. Mais, "ajustés des cofinancements de la fibre optique reçus au deuxième trimestre 2021, les revenus des services ont enregistré une solide croissance de 3,4 % en glissement annuel en France", note le bureau de recherche indépendant AlphaValue.
La croissance de l'excédent brut d'exploitation après leasing (Ebitdaal), principal indicateur de rentabilité du groupe, s’est établie à 0,5% au deuxième trimestre, après 1% au premier trimestre. Un ralentissement qui "était attendu", rappelle de son côté Oddo BHF, pour qui la réaction du marché paraît "forte", alors que l’action Orange perd 2,5% jeudi en fin d’après-midi. Aussi faible soit-elle, cette progression de 0,5% est "de bon augure" pour atteindre l’objectif, confirmé jeudi, de croissance de 2,5% à 3% de l’Ebitdaal attendu pour l'ensemble de l'année, estime AlpaValue. Une accélération est effectivement attendue au second semestre "grâce au retournement des effets de base", a indiqué le groupe. Un plan d’actionnariat salarié avait lourdement pesé sur l’Ebitdaal l’an dernier, tandis que les revenus de cofinancements devraient repartir à la hausse.
Orange s'est associé aux autres opérateurs télécoms en France pour développer conjointement le réseau de fibre optique FTTH. C'est dans ce cadre qu'Orange reçoit des revenus de cofinancements en échange du droit pour ses rivaux d'utiliser le réseau.
D’ailleurs, avec 31,2 millions de foyers raccordables au FTTH à fin juin, soit une couverture de 90%, "nous pouvons désormais dire que la France, contrairement à l'Allemagne ou au Royaume-Uni qui en sont encore loin, couverte en FTTH", souligne AlphaValue. De fait, les dépenses d'investissements devraient diminuer dans les années à venir. Elles ont reculé de 11% au premier semestre par rapport à l'année précédente, rendant d’autant plus crédible la baisse d'environ 5% visée pour 2022.
Entre la croissance attendue de son Ebitdaal et la baisse de ses dépenses d’investissement, Orange serait ainsi en mesure d’entrer dans un cercle vertueux de forte croissance de son cash-flow organique selon AlphaValue. Cet indicateur a bondi de 72% à 1,45 milliard d’euros au 30 juin par rapport au premier semestre 2021. Un tel rythme ne sera pas tenable mais "Orange reste toujours en course pour une croissance historique de 20 à 25% de son free cash-flow en 2022 et en 2023", estime Oddo BHF.
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