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Macro-économie / Taux / Fonds norvégien / pertes

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Fonds norvégien / pertes

ukraine Le Fonds norvégien boit la tasse

UKRAINE. Au premier semestre, le plus gros fonds souverain de la planète a vu sa valeur fondre de près de 15%, soit 170 milliards d’euros, notamment du fait de la dégringolade du prix des actifs risqués.
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - photo issue du site du fonds norvégien
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - photo issue du site du fonds norvégien

Il n’y aura pas échappé. La tornade qui s’abat sur les marchés financiers depuis le début de l’année a quelque peu bousculé le Fonds norvégien. Lors du premier semestre, le plus gros fonds souverain du monde, alimenté par les revenus de la rente pétrolière norvégienne, a vu sa valeur dégringoler de 14,4%, soit 170 milliards d’euros.

"Le marché a été caractérisé par la hausse des taux d'intérêt, une inflation élevée et la guerre en Europe" a déclaré Nicolai Tangen, directeur général de Norges Bank Investment Management. En conséquence de quoi, son portefeuille d’actions représentant près de 1000 milliards d’euros, donc plus des deux tiers de ses placements (le Fonds pèse environ 1400 milliards d’euros) effectués dans 65 pays, la piètre performance de ces actifs risqués lors des six premiers mois de l’année explique en large partie la déconvenue financière du Fonds : les investissements en actions ont perdu 17 %.

Parmi eux, certaines valeurs, ont subi une correction particulièrement violente : il s’agit des valeurs de croissance, notamment les valeurs technologiques (baisse de 28%) plus sensibles aux hausses de taux d’intérêt - causées par une inflation qui a accéléré de par le monde - en ce sens que la valeur actualisée de leurs bénéfices futurs en ressort plus lourdement pénalisée que celle des autres entreprises. C’est ainsi que les débâcles que Meta, Amazon, Apple, Microsoft, Nvidia, Alphabet, ASML, Tesla, Novia ont connues représentent 15% de la perte de valeur du Fonds norvégien.

Au sein des actions, l’énergie est le seul secteur dont le rendement n’a pas été négatif. "Au cours du premier semestre, le secteur de l'énergie a enregistré un rendement de 13 %. Nous avons assisté à de fortes augmentations des prix du pétrole, du gaz et des produits raffinés", a indiqué Nicolai Tangen.  

Par ailleurs, tandis que les titres à revenu fixe ont subi une déconfiture du fait de la hausse des taux d’intérêt, l’institution d’Oslo a pu compter sur la dynamique de la couronne norvégienne pour atténuer la mauvaise performance du premier semestre. Sa dépréciation a entraîné une hausse de 65 milliards d’euros de la valeur des actifs gérés par le Fonds (ils sont libellés en monnaies étrangères).

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