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Macro-économie / Taux / cryptomonnaies / pays en développement

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cryptomonnaies / pays en développement

Les cryptos ne sont pas une fatalité

Ces dernières années les monnaies numériques mettent aux défis tous les cadres réglementaires déjà existants. L'Onu exhorte en ce sens les pays développement à ne pas baisser les bras face à ce défi.
Machines pour acheter des cryptos. Jean Michel Clajot/REDUX-REA
Machines pour acheter des cryptos. Jean Michel Clajot/REDUX-REA

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), n’appelle pas uniquement à contrôler l’expansion des cryptoactifs mais va plus loin en proposant des mesures afin de "freiner l'expansion des cryptomonnaies dans les pays en développement". Un ensemble de propositions qui va de la réglementation des échanges de crypto-monnaies, à l’interdiction pour les institutions financières réglementées de détenir des crypto-monnaies en passant par un avis défavorable sur le fait de proposer des produits dérivés à cet univers.

Des injonctions plutôt néfastes pour le dynamisme d’un secteur qui cherche à se crédibiliser notamment en se rapprochant d’acteurs importants de la place. Un accord entre Binance et Mastercard a ainsi été annoncé très récemment et va dans le sens d’une démocratisation de l’utilisation des cryptoactifs.

 

De l'eau dans son vin

 

Les autres recommandations vont dans le sens d’un environnement plus favorable aux différents projets et d’une viabilisation de l’écosystème. L’incitation à "restreindre les publicités liées aux cryptocurrencies, comme pour les autres actifs financiers à haut risque" semble tomber sur le sens de la normalisation de ce secteur pour les autorités. Ces dernières sont également encouragées à "fournir un système de paiement public sûr, fiable et abordable, adapté à l'ère numérique" ; une thématique qu’on retrouve régulièrement dans les diatribes de Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE et chantre de l’euro numérique, qui croit dans les capacités des autorités nationales à collaborer sur le sujet.

Une coopération que la Cnuced espère voir ne pas uniquement déboucher sur l’arrivée d’un euronumérique mais également sur "une coordination fiscale mondiale concernant le traitement fiscal des crypto-monnaies, la réglementation et le partage des informations"qui doit permettre une sécurité des consommateurs sur le sujet. Il s’agirait ainsi de "repenser les contrôles des capitaux pour tenir compte des caractéristiques décentralisées, sans frontières et pseudonymes des crypto-monnaies" qui bouleversent tous les cadres réglementaires préexistants alors que les acteurs institutionnels lorgnent de plus en plus sur les opportunités.

 

L'Europe pas en reste

 

La Banque centrale européenne (BCE) a rappelé il y a quelques jours son positionnement en la matière ; "la BCE travaille en étroite collaboration avec les autorités de surveillance nationales afin de garantir une approche cohérente et des normes élevées dans tous les pays." Il s'agit pour elle n'est pas tant de freiner les velléités des banques qui envisagent de s'impliquer sur ce marché des crypto-actifs que "de veiller à ce qu'elles le fassent de manière sûre et solide".

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