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Afrique du Sud; investissement; long terme

Macro-économie / Taux / économies émergentes / pays en développement / transition énergétique / dettes souveraines

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Davos : les émergents doivent encore tirer leur épingle du jeu / La croissance des pays en développement n'a pas dit son dernier mot

Le potentiel de croissance des pays émergents n’a pas disparu et plusieurs participants du forum de Davos croient dur comme fer que nombreuses opportunités existent dans ces pays. Tout en ne niant pas que les obstacles sont au moins tout aussi nombreux. Une attention particulière a donc été portée aux fruits de la stabilité dans ces économies.  
Les pays émergents ont leurs cartes à jouer ces prochaines années.   Lian Yi/XINHUA-REA/XINHUA-REA
Les pays émergents ont leurs cartes à jouer ces prochaines années. Lian Yi/XINHUA-REA/XINHUA-REA

" Au cours des prochaines décennies, nous assisterons également à la reconstruction et à la réorganisation de la chaîne d'approvisionnement mondiale". Tous les participants du forum de Davos invités à s’exprimer sur les pays émergents pensent à l’instar de Sanjiv Bajaj, homme d’affaires indien, que les changements majeurs induits par les récentes crises vont offrir une multitude d’opportunités.

Les soucis du passé pour ces États demeurent néanmoins toujours aussi présents et aux yeux de cet investisseur indien. Il reste "très important pour les marchés émergents d'avoir des politiques stables, transparentes et progressives, car nous verrons arriver de nouvelles entreprises et de nouveaux investisseurs", a-t-il soulignéCes derniers ont beau vouloir réorienter leurs stratégies d’investissements, ils n’en demeureront pas moins sélectifs dans leurs choix. Les concurrents d’hier ne seront par contre peut-être pas ceux d’aujourd’hui. Sanjiv Bajaj estime ainsi que les marchés émergents "devront se concurrencer les uns les autres" et sans doute davantage que par le passé.

 

Toujours et encore les Banques centrales

 

Pour parvenir à faire en sorte que les pays émergents s’intègrent à la transition énergétique, Ali Babacan, ancien ministre turc de l’Economie, a jugé "qu’il est temps d'utiliser le pouvoir des banques centrales [...] de manière très ciblée pour financer la décarbonation, pour financer les énergies renouvelables. Cela doit être fait de manière coordonnée au niveau mondial, il ne s'agit pas d'une mauvaise utilisation."

Afin d’éviter toute crise de la crédibilité des institutions, il avance que cette action doit être strictement limitée à la décarbonation, aux énergies renouvelables . L'homme politique affirme qu’explorer "d’autres voies" serait stérile et rendrait les "objectifs climatiques à horizon 2040 impossibles à atteindre et les objectifs 2050 impossibles à atteindre ".

 

L’épée de Damoclès

 

Les pays avancés doivent certes réinventer leur modèle économique à la lumière de la pandémie, de l’invasion de l’Ukraine et de l’inflation, cependant cela a conduit la dette des pays émergents à augmenter. Un vieux serpent de mer qui revient donc à nouveau et fait dire à Leila Fourie, directrice générale du Johannesburg Stock Exchange (JSE), que "le niveau d'endettement est certainement une considération critique."

De fait, "la différence entre les marchés émergents et les marchés développés a augmenté" ces dernières années. La dirigeante du JSE n’a pas manqué de mettre en avant l’Afrique du Sud en expliquant "qu’il s’agissait d’un des rares pays émergents à être aujourd’hui en meilleure position sur sa dette qu’avant la pandémie."

Ce qui est d’autant plus notable que l’exposition de ces économies au billet vert les fragilise. Leila Fourie ne cache pas qu’elle espère "que la dépréciation du dollar va s'atténuer, ce qui, bien sûr, apportera un certain soulagement."  Un point d’interrogation d’autant plus grand qu’à l’instar de ce que rappelle Ali Babacan, il est souvent plus pertinent de considérer la dette non pas en fonction de son niveau mais de sa dynamique.

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