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Inde; Chine; Asie; Afrique

Macro-économie / Taux / Coface / économies émergentes / croissance

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Coface / économies émergentes / croissance

Quand les émergents tirent la croissance mondiale / L’Asie en serait la figure de proue en 2024

La croissance mondiale ne sera sans doute pas mirobolante cette année, elle n’en devra pas moins une fière chandelle aux pays émergents. À en croire Coface, sur les 2,2 % de croissance du PIB mondial attendu, 1,7 point sera à mettre au crédit de cette partie du monde.
La croissance indienne sera précieuse pour l'économie mondiale en 2024. Indranil MUKHERJEE / AFP
La croissance indienne sera précieuse pour l'économie mondiale en 2024. Indranil MUKHERJEE / AFP

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. C’est l’un des faits saillants sur la croissance exposé par Coface dans son baromètre sur les risques pays et sectoriels. Les équipes de l’assureur-crédit ont souligné, lors d’une conférence de presse, qu’il fallait s’attendre "à voir cette année un ralentissement pour les pays qui ont surperformés en 2023".

Au rang des moteurs il faudra donc compter sur l’Asie du Sud-Est, pour laquelle est attendue "une croissance de 4,6 %, après déjà 4 % l’an dernier ". La région bénéficiant d’un "redressement de la conjoncture mondiale dans le secteur de l’électronique profitera à Singapour, au Vietnam et à la Malaisie, qui sont des maillons importants de la chaîne régionale d’approvisionnement". La dynamique positive du tourisme va également bénéficier à la région. Seul point noir relevé, il est à craindre que "le ralentissement de la croissance mondiale limitera le dynamisme des exportations des économies de la région".

 

Mastodontes

 

L’économie mondiale pourra également compter sur les deux géants asiatiques que ce sont la Chine et l’Inde. La croissance du PIB réel, en moyenne annuelle, y sont respectivement attendues à hauteur de 4,3 % et 5,5 % en 2024. Pékin inquiète cependant bien plus les équipes de Coface, qui jugent que "le rebond de la consommation reste en effet fragile, en l’absence de soutien concret, au-delà des discours officiels. Bien que soutenues par les allègements fiscaux et les subventions pour l’achat de véhicules électriques, les ventes au détail ont été décevantes".

Ce ne sont pas les seuls nuages noirs qui planent sur l’Empire du milieu ; il a été question " des inquiétudes concernant la correction du marché immobilier", du sujet de "la résolution de la dette des gouvernements locaux " et également des "pressions déflationnistes [qui] continuent de peser sur l’investissement privé et le moral des consommateurs". Ce n’est pas la seule source d’inquiétude sur le continent ; au rayon des pays fragiles d’un point de vue politique, il a été souligné "qu’on observe des États avec des problèmes sur le continent asiatique ; tels que le Bangladesh, le Pakistan ou encore le Sri Lanka. Le risque politique y est particulièrement élevé pour l’année 2024".

 

Le reste du monde

 

Tout en soulignant que "les indicateurs pointent en ce début d’année vers un ralentissement aux Etats- Unis, une stagnation en zone euro", les auteurs de la publication distinguent également quelques lueurs d’espoirs pour le Vieux continent. Pour Bruno de Moura Fernandes, responsable de la recherche macroéconomique chez Coface, il est à noter que "si l’Europe de l’Est a beaucoup souffert en 2023, elle connaît des jours meilleurs avec des taux d’intérêt qui commencent déjà à baisser".

Certains autres États tirent également leur épingle du jeu ; le responsable de la recherche macroéconomique confiant à WanSquare que "nous avons décidé de relever le risque pays au meilleur niveau possible pour le Danemark et la Suisse, qui y rejoignent la Norvège. Il s’agit de deux pays disposant de marges de manœuvre budgétaires et qui sont parvenus à maîtriser l’inflation. Leurs exportations orientées vers le luxe et les médicaments sont un atout, puisque très peu sensibles aux cycles économiques". Il a également été question d’une croissance relativement solide en Afrique, qui reviendrait proche de son potentiel.

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