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yomoni / FinTech / Sébastien d’Ornano

La fintech Yomoni boucle un 4ème tour de table pour imposer son modèle

Yomoni ne connaît pas la crise. La fintech de gestion d’épargne fondée en 2015 par Sébastien d’Ornano, Mourtaza Asad-Syed et Laurent Girard, vient de procéder à un nouveau tour de table pour amplifier son succès sur le créneau porteur de la gestion de portefeuille digitale.
Sébastien d’Ornano, président de Yomoni - DR
Sébastien d’Ornano, président de Yomoni - DR

La seule société de gestion en ligne agréée par l’Autorité des marchés financiers s’apprête à franchir une nouvelle étape de croissance. Yomoni vient d’annoncer une quatrième levée de fonds d’un montant de 25 millions d’euros, pour laquelle les investisseurs historiques que sont le Crédit Mutuel Arkéa et les fondateurs de la Financière de l’Echiquier, Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, ont été rejoints par la société Amboise de Maurice Tchenio, le fondateur d’Apax Partners en France et de la société de private equity Altamir.

Cette somme permettra d’abord à l’entreprise pionnière de la gestion pilotée d’investir massivement pour accroître sa notoriété. "Nous voulons que le plus grand nombre de Français possible sachent qu’il y a une alternative à la banque pour faire gérer son épargne et qu’ils y trouveront leur intérêt, à la fois en réactivité pour obtenir une allocations d’actifs personnalisée, et avec des frais deux à trois fois moins chers. C’est un modèle qui n’existe quasiment pas en France dont nous sommes clairement le leader", rappelle à WanSquare Sébastien d’Ornano, le président de Yomoni.

Avec cette quatrième levée de fonds, le groupe veut aussi "nourrir la croissance, recruter", indique le dirigeant. De 67 collaborateurs aujourd’hui, la société prévoit d’être à "une centaine d’ici douze à dix-huit mois".

Depuis sa création en 2015, Yomoni connaît un essor continu. La fintech, qui avait dépassé la barre des 40 millions d’euros d’encours sous gestion en 2017, a poursuivi sa trajectoire exponentielle : 150 millions d’euros d’encours en 2019, puis 300 millions d’encours en 2020, 600 millions d’euros l’an dernier. "Nous en sommes maintenant à plus de 800 millions d’euros encours", indique Sébastien d’Ornano. La société revendique aussi "un peu plus de 50 000 mandats" gérés pour le compte de particuliers. Elle en signe "environ deux par heure", précise le dirigeant.

Derrières les ambitions de Yomoni, il y a un enjeu, celui d’imposer le concept du "gérant d’épargne", selon un modèle qui existe traditionnellement aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, mais encore tout juste naissant en France. Dans ce modèle anglo-saxon différent du modèle français de banque universelle, les particuliers s’adressent traditionnellement à deux types d’organismes financiers. D’un côté une banque, pour la gestion financière du quotidien et la souscription de crédits, et de l’autre un gérant d’épargne indépendant, dont le rôle est de proposer la meilleure allocation d’actifs et le meilleur conseil fiscal en fonction de chaque situation personnelle.

Comparées à leur homologues étrangères, les banques universelles françaises présentent généralement des tarifs intéressants sur les moyens de paiement mais elles ont tendance à se rattraper sur les tarifs de leurs services d’épargne. C’est dans cette brèche que s’est engouffrée la fintech, qui mise en même temps sur la valeur ajoutée de son offre à forte dimension technologique, que ce soit pour automatiser la détermination du profil de ses clients ou optimiser leur allocation d’actifs. Puis ouvrir dans la foulée l’enveloppe fiscale déterminée par l’algorithme en fonction des réponses du client.

Yomoni a développé ces enveloppes fiscales au fil des ans : compte titres, plan d’épargne en action (PEA), plan épargne retraite (PER) bancaire en partenariat avec le Crédit Agricole, ainsi que l’assurance vie, en partenariat cette fois avec le Crédit Mutuel Arkéa.

En parallèle, Yomoni continue d’enrichir son offre. Spécialiste de la gestion indicielle, la société a récemment ajouté le private equity parmi ses classes d’actifs, et n’exclut pas d’intégrer des produits immobiliers par la suite. La volonté étant de "proposer les portefeuille les plus diversifié possible intégrant l’ensemble des classes d’actifs", souligne Sébastien d’Ornano.

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