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Yomoni passe la barre du milliard d’euros sous gestion / Les deux milliards visés pour 2026
Un cap clé de franchi. Huit ans après sa création en 2015, la fintech Yomoni vient de dépasser le milliard d’euros sous gestion. La seule société de gestion française 100 % en ligne et dédiée exclusivement aux ETF, ces fonds indiciels qui cherchent à reproduire le plus fidèlement possible l’évolution d’un indice boursier, pilote désormais l’épargne de 53 000 clients.
Une clientèle "de plus en plus avertie, qui s’élargit et rajeunit à la fois", indique à WanSquare, Sébastien d’Ornano, le président et fondateur de la société. Alors qu’il était d’environ 38 ans au départ, "l’âge moyen de nos clients tourne aujourd’hui autour de 33 à 34 ans, avec un profil type CSP + disposant des moyens et revenus permettant d’alimenter une épargne de long terme. ", poursuit-il. Et le dirigeant d’observer qu’il existe d’ailleurs une rupture générationnelle entre les clients de 40 ou 50 ans, qui ont l’expérience des marchés financiers mais n’ont pas forcément la connaissance de la gestion indicielle, et les jeunes trentenaires qui sont eux souvent très renseignés sur la gestion indicielle par le biais d’Internet, mais sans expérience des marchés financiers.
Modèle hybride
Ce pari gagnant du digital surfant sur la vague indicielle est aussi le succès d’un modèle hybride, soit un équilibre entre la digitalisation, avec "une plate-forme technologique qui simplifie, fait gagner du temps et offre de la transparence, et un conseil humain qui s’adapte aux besoins des clients en fonction de leur profil", explique Sébastien d’Ornano. "Notamment, entre 15 et 20 % de notre clientèle est patrimoniale, c’est-à-dire qu’elle se situe à l’entrée de la gestion privée, disposant de plus de 150 000 euros de patrimoine financier. Des clients qu’il faut être en mesure d’accompagner sur des problématiques plus complexes", ajoute le dirigeant. Et ce, sans renoncer à l’axe historique de démocratisation de l’épargne de Yomoni dont le ticket d’entrée demeure inchangé à 1 000 euros.
Et si la technologie a été déployée jusqu’à maintenant en se focalisant sur la digitalisation, "le vrai sujet de demain, c’est la data", souligne le fondateur de la fintech. "L’objectif est maintenant de faire en sorte d’utiliser les très nombreuses données que nous partagent les clients, afin de leur apporter de plus en plus de valeur ajoutée, sous la forme d’un suivi quasiment en temps réel de leur situation avec un conseil qui soit adapté en continu", explique-t-il.
Maintenant que ce premier milliard d’euros est franchi, Yomoni pense déjà à l’étape suivante, celle des deux milliards d’euros sous gestion, visés pour 2026. Pour y parvenir, Yomoni compte cibler deux clientèles à fort potentiel. "Il s’agit d’abord de la clientèle dite de gestion privée, c’est-à-dire la partie haut de gamme de nos clients. Ceux-ci nous confient entre 5 % et 10 % de leur patrimoine financier, et nous sommes convaincus que l’on peut les accompagner avec notre offre diversifiée", indique Sébastien d’Ornano.
De nouvelles briques
À partir de son expertise initiale centrée sur les ETF, Yomoni a récemment ajouté de nouvelles briques à son offre. L’immobilier d’une part, avec la création en mai dernier de la société civile (SC) Y Immo, coconstruite avec la société de gestion Keys REIM. Le private equity également, depuis l’intégration fin 2022 de l’offre de la fintech digitale Altaroc, dirigée par Frédéric Stolar, associé dans ce projet à Amboise Partners, la société de gestion fondée par Maurice Tchenio. D’autre part, Yomoni souhaite également renforcer son conseil auprès des professionnels et indépendants, des personnes morales dont le patrimoine professionnel se mélange avec le patrimoine privé.
Pour cela, l’entreprise entend poursuivre sa croissance avec des recrutements substantiels pour augmenter ses effectifs de 30 % d’ici à 2026. "Nous recevons de plus en plus de CV", observe d’ailleurs Sébastien d’Ornano. Yomoni compte également s’appuyer sur une image socialement responsable renforcée, la société venant d’obtenir le label américain B Corp, qui certifie les entreprises alliant durabilité, transparence et responsabilité sociale.
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