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Macro-économie / Taux / Banque de France / usure / courtiers

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Banque de France / usure / courtiers

Hausse attendue pour le taux d'usure / Une révision effective au 1er janvier

Les calculs de la Banque de France, lors du quatrième trimestre, ont conduit à une hausse du taux d'usure très proche de celle du 1er octobre. Dans le détail, le relèvement va être de 0,52 % pour les crédits immobiliers de plus de 20 ans et de 0,50 % pour la tranche allant de 10 à 20 ans : ce qui amène les nouveaux taux plafonds à un total de 3,57 % et 3,53 %.
Bien immobilier. Francois HENRY/REA
Bien immobilier. Francois HENRY/REA

Tout ça pour ça ? Après avoir vociféré pendant de longs mois contre un taux d’usure jugé trop faible, les courtiers n’ont rien obtenu de plus que ce que la mise jour trimestrielle de la Banque de France leur aurait de toute façon accordé. Il faut dire que leur combat concernant la façon dont est calculé ce taux pourra uniquement porter ses fruits sur le temps long. L’institution dirigée par François Villeroy de Galhau ne se risquera pas à déstabiliser si soudainement le marché hexagonal du crédit.


Le moins que l'on puisse dire est que malgré les récriminations des professionnels, le crédit immobilier n’avait pas encore semblé pâtir du taux d’usure. Comme WanSquare le rappelait récemment, cette année fut encore très belle pour le crédit immobilier : le taux de croissance des prêts y est estimé à 5,7 %. À compter du 1er janvier, le taux d’usure a donc été relevé et pas uniquement pour ce type de prêt, la Banque de France précisant que ceux "pour les autres catégories de prêts (principalement pour le crédit à la consommation, et les collectivités locales) sont eux aussi relevés. "

 

Blocage fictif

 

Il faudra désormais attendre le mois d’avril pour voir le taux d’usure connaître une éventuelle hausse, ce qui laisse le temps au marché de se gripper. Le communiqué de presse de la Banque de France se veut néanmoins rassurant et rappelle que "les banques ont continué ces derniers mois à servir les emprunteurs de toutes classes d’âge, de revenu et ce pour tous les motifs d’acquisition, confirmant les indications données en cours d’année par la Banque de France sur l’absence de blocage du marché".

Une situation loin d’être compliquée, surtout quand on la compare avec nos voisins ; au sein de l’Hexagone il est avancé que "les conditions de taux sont demeurées les plus attractives et les plus sûres des grands pays de la zone euro".

 

Plongée dans l'inconnu

 

La faible exposition de l'économie française aux taux variables n'est pas étrangère à ce qu'elle subisse relativement peu le choc de la hausse des taux. Jusqu'à quand ? L'univers des taux bas semblant révolu, il n'est pas à exclure que le taux d'usure ne soit amené, à nouveau, à être révisé à la hausse et que le marché du crédit devienne plus atone.

La Banque de France ne le cache d'ailleurs pas estimant que "le ralentissement relatif du second semestre marque une certaine normalisation de l’offre de prêts immobiliers, après la croissance exceptionnelle entraînée ces dernières années par le niveau très bas des taux d’intérêt."

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