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Macro-économie / Taux / usure / crédit immobilier / hexagone

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Le crédit immobilier fait encore fi de la hausse des taux / Le secteur hexagonal continue - pour l'instant - sur sa belle lancée de 2021

La remontée progressive des taux d'intérêt n'enraye pas, pour le moment, la dynamique du crédit immobilier français. Le taux de croissance de l'encours annuel des crédits à l'habitat est 6,2 %, ce qui demeure au-dessus de sa moyenne sur cinq ans. Et ce malgré un taux moyen du crédit immobilier qui s'est établi à 1,68 % lors du mois de septembre.
Chantiers en Ile-de-France. Arthur CRESTANI/REA
Chantiers en Ile-de-France. Arthur CRESTANI/REA

Tout ça pour ça ? Après avoir entendu, pendant des mois, une partie des courtiers vociférer contre le taux d'usure, force est de constater que le crédit immobilier ne s'effondre pas dans l'Hexagone. Loin de là puisqu'il s'agit même d'une très bonne année pour le secteur. La production de crédit mensuelle de crédits à l'habitat atteindrait ainsi 16,1 milliards d'euros, selon les premières estimations de la Banque de France pour octobre.

Si la hausse des taux d'intérêt nécessite un effort considérable du secteur bancaire pour produire des données rapidement, il n'est pas encore question de mensualiser la révision du taux d'usure. Un tel changement mettrait du temps à être mis en œuvre, d'autant plus en temps de crise. Le sujet n'a pas sans doute pas manqué d'être évoqué lors de la rencontre entre le ministre du logement et le gouverneur de la Banque de France, la semaine passée. Rappelons que les établissements bancaires doivent communiquer à la Banque de France l'ensemble des crédits accordés et ce dès la signature d'un accord.

 

L'ombre de 2021

 

Il faut dire que la Banque de France alerte sur la pertinence de comparer l'année actuelle, à celle record enregistrée en 2021. Aujourd'hui la tendance est davantage à la "normalisation" du secteur, ce qui n'empêche pas la production de crédit immobilier de rester élevé, comme évoqué auparavant. L'institution estime ainsi que "la production de prêts de l'année 2022 devrait être la plus forte des cinq dernières années hormis l'année 2021 qui était exceptionnelle".

Pourtant malgré le contrecoup de cette année record, les ménages les plus modestes continuent à pouvoir devenir propriétaire ; aujourd'hui ils sont près de 20 % des primo-accédants d'une résidence principale à être des ménages modestes. Une part considérable quand on sait que la part de ces premiers acquéreurs est proche des 50 % de la production de crédits à l'habitat.

 

L'Hexagone premier de cordée en Europe

 

La dynamique française est d'autant plus notable que le secteur immobilier pèse bien plus dans son économie que pour nombre de ses voisins. La production de crédits à l'habitat représentait ainsi 9,7 % du PIB hexagonal l'an passé, contre 6,1 % pour l'Allemagne ou 4,8 % pour l'Espagne.

Un constat qui pourrait devenir encore plus important dans les prochains mois, l'une des principales caractéristiques du marché du crédit immobilier français étant la faible utilisation du taux variable. Le taux allemand est aujourd'hui proche des 3 %, quand celui français n'était que de 1,68 % en septembre.

 

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