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Macro-économie / Taux / grands groupes / hexagone / Banque de France

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La rentabilité des grands groupes hexagonaux a fait fi de l’inflation / Les indicateurs de la Banque de France sont rassurants

Les signaux positifs se sont multipliés en 2022 selon la Banque de France ; que ce soit le taux de marge, la part de la valeur ajoutée ou encore la rentabilité économique des grands groupes non financiers. Cette dernière alors qu’elle était en tendance baissière depuis 2007 a été mesurée à 8,6 % sur l’année.
Comptabilité. GARO / Phanie / Phanie via AFP
Comptabilité. GARO / Phanie / Phanie via AFP

Pas question de ralentir pour les grands groupes hexagonaux en 2022. Là où la Banque de France rappelle, dans son rapport dédié, que "le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) ne s’élevait qu’à 2,6 % à prix courants en France, à 3,2 % en zone euro et à 3,4 % au niveau mondial ", il s’avère que le taux de croissance de la valeur ajoutée des grands groupes a continué d’augmenter par rapport à 2021, se situant en moyenne à 15,5 % et à 17,2 % en médiane. Une performance remarquable qui efface en grande partie "la forte baisse de l’année 2020 due à la crise sanitaire".

Alors que la thèse d’un déclin de la mondialisation revient avec insistance ces derniers mois, elle n’apparaît pas dans les chiffres communiqués. Jamais les grands groupes hexagonaux n’avaient réalisé une aussi grande part de leur chiffre d’affaires à l’étranger : les quelque 40 365 sociétés considérées y ont enregistré près de 66,7 % de leur chiffre d’affaires moyen total. Les équipes de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, expliquent cette dynamique par une "poursuite de la reprise économique généralisée à tous les marchés [qui] a ainsi profité à l’ensemble des implantations géographiques des grands groupes". Dans le même temps, "les variations de la croissance économique mondiale" et "l’évolution moyenne des taux de change dans l’ensemble des pays dans lesquels les grands groupes étaient implantés ont ainsi influencé positivement leurs ventes".

 

Particularité

 

Tout le monde n’est pas à la fête pour autant, lorsque la publication évoque "que hormis les grands groupes du secteur de l’énergie, le taux de marge moyen aurait augmenté de 40,3 % en 2021 à 43,4 % en 2022", c’est bien parce que ces derniers ont tout particulièrement souffert puisqu’en "incluant le secteur de l’énergie, le taux de marge moyen des grands groupes aurait diminué de quatre points de pourcentage entre 2021 et 2022". Une situation qui se vérifie en observant le taux de marge médian, ce dernier étant "resté stable au niveau agrégé entre 2021 et 2022, sous 43 % ".

Autre particularité, plus positive cette fois-ci : il s’avère que la répartition entre dettes bancaires et dette de marché pour les grands groupes n’a que peu varié en 2022. Elle était alors de l’ordre de 36,0 %, ce qui est qualifié comme "proche des niveaux historiquement bas". De quoi les rendre "moins dépendants que d’autres catégories d’entreprises au financement bancaire", puisqu’en ayant davantage de facilité à se financer via les marchés financiers.

 

Modération

 

Malgré une rentabilité qui est revenue à un niveau "supérieur à celui de la moyenne de long terme de 7,6 % observée sur la période 2007‐2021 ", les dividendes n’ont pas été beaucoup plus importants que la normale. S’il est rappelé que le taux de distribution des dividendes et ses variations restent très hétérogènes suivant les secteurs, il s’avère que concernant "les trois secteurs les plus importants, on observe entre 2021 et 2022 une diminution de la distribution de dividendes : dans l’industrie de 68,7 % à 43,5 %, dans le commerce de 53,7 % à 33,4 % et dans les conseils et services aux entreprises de 56,1 % à 39,1 % ". À contrario, il a été mesuré une augmentation en ce qui concerne les activités immobilières, pour l’agriculture, la sylviculture et la pêche, dans l’enseignement et la santé et dans l’hébergement‐restauration.

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