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automobile; UE; 2035

Macro-économie / Taux / électrique / hexagone / France / Transition / voitures

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Lueur d’espoir pour les véhicules électriques en France / Le leasing social enregistre de beaux succès

La flotte automobile non thermique a beau être ténue en France, des progrès notables sont constatés de mois en mois. La Direction générale de l’énergie et du climat s’est penchée sur les 25 000 premiers dossiers validés de leasing social sur les voitures électriques et révèle que 40 % de ménages en ayant bénéficié font partie des trois premiers déciles de revenus.
Bruno Le Maire, ministre démissionnaire de l'Economies et des Finances - FRED TANNEAU / AFP
Bruno Le Maire, ministre démissionnaire de l'Economies et des Finances - FRED TANNEAU / AFP

"Renoncer à l’ambition du véhicule électrique, c’est renoncer à toute ambition automobile pour la France". Bruno Le Maire, ministre démissionnaire de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, martelait encore au début de l’été l’importance pour l’Hexagone d’effectuer la transition vers une flotte d’automobile dénuée de motorisation thermique.

Parmi l’éventail de mesures que nous vous détaillions récemment, l’une d’entre elles avait déjà été remarquée par France Stratégie puisqu’à même de changer le constat de "ménages modestes [qui] ne représentent que 15 % à 20 % des achats éligibles au bonus, malgré un bonus de 7 000 euros depuis 2023, contre 4 000 euros aujourd’hui pour les autres ménages". Il s’agissait du leasing social.

Contrat rempli

 

Plus d’un tiers des ménages ayant bénéficié de cette mesure sont effectivement dans les trois premiers déciles de revenus. La Direction générale de l’énergie et du climat rappelant que l’an passé ce sont "moins d’un quart des acquéreurs de voitures électriques neuves [qui] appartenait à la moitié la plus modeste des ménages de France". Cette analyse des 25 000 premiers dossiers validés semble donc prometteuse.

Du côté de Bercy on se félicite en effet d’une part d’un " succès quantitatif ", et de l’autre d’un "bilan à mi-parcours du dispositif [qui] montre que celui-ci a permis de donner accès à des véhicules électriques neufs à de nouveaux profils de ménages, plus jeunes et plus modestes, participant ainsi à la démocratisation de cette transition". Pourtant comme nous nous en faisions déjà l’écho, cette dynamique mettra mécaniquement du temps à se mettre en place puisque c’est essentiellement sur le marché de l’occasion que les ménages hexagonaux font leurs achats, 85 % du total en 2023, alors que la flotte d’automobiles est uniquement électrifiée à hauteur 1,5 %.

 

Transformer l’essai

 

Le succès de cette "voiture à 100 euros" a été largement plus fort qu’anticipé avec depuis le début de l’année "la commande d’environ 50 000 voitures particulières électriques neuves, contre 20 000 à 25 000 initialement envisagées", pourtant le chemin reste encore long avant que l’Hexagone soit complètement converti à cette motorisation.

Le temps presse pourtant puisque l’Union européenne compte bien en finir avec la vente de véhicules thermiques neufs et ce d’ici 2035. Un autre constat réjouissant est celui d’un " âge moyen des 25 000 premiers bénéficiaires [qui] s’établit à environ 40 ans, soit 9 ans de moins que la moyenne des acquéreurs de voitures particulières neuves électriques en 2023 (et 14 ans de moins que la moyenne des acquéreurs de voitures particulières neuves dans leur ensemble ". Une tranche de la population qui pourrait adopter cette pratique.

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