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La Commission européenne insiste sur la transition verte / L’autonomie stratégique liée est trop importante pour être négligée
Ni plus ni moins que "des investissements sans précédent", voici ce que réclame la Commission européenne pour réaliser la transition verte. La dernière prospective stratégique publiée de l’institution juge qu’il faut déployer des montants conséquents très rapidement pour maintenir le Vieux continent dans la course à la transition.
Notamment pour atteindre les objectifs du Green Deal et de RepowerEU, puisque "des investissements supplémentaires de plus de 620 milliards d’euros par an seront nécessaires " pour y parvenir. Avec la nuance de taille que les seuls fonds publics ne pourront être suffisants pour parvenir à une telle somme, même si "les budgets des États membres joueront également un rôle important". Rien que pour l’UE qui "est déjà prête à dépenser 578 milliards d’euros […] pour des actions liées au climat au cours de la période 2021-2027", cela représente a minima 30 % de son budget et est loin de subvenir aux besoins de financement.
Appel au secteur privé
On l’aura bien compris, c’est désormais au secteur privé qu’il appartient de fournir le gros de l’effort. Une contribution qui ne serait pas désintéressée étant donné "les effets croissants des phénomènes météorologiques extrêmes entraînent déjà aujourd’hui de graves pertes économiques". De quoi faire arguer à la Commission européenne qu’il est "essentiel pour le secteur public de se concentrer sur le déblocage des investissements privés, tout en évitant les effets d’éviction sur le financement privé ou en déclenchant une course aux subventions entre les économies".
Un certain optimisme règne à la Commission où on observe que "l’UE a élaboré un cadre global de financement durable pour aider les entreprises et le secteur financier à accroître les investissements nécessaires à la transition vers la durabilité". Notamment que via l’instauration d’une taxonomie, de critères de référence climatiques ou encore le développement des obligations vertes.
Pas tout vert
Cependant, certes l’Europe progresser mais les autres économies le font également. Le rapport juge que "l’écart entre l’UE et les États-Unis en matière d’investissements productifs s’est creusé depuis la crise financière de 2008 et atteindra 2 % du PIB en 2022". L’absence d’un " véritable marché unique des capitaux et d’une union bancaire à part entière" est regrettée par les auteurs, qui jugent que "les investissements privés sont entravés " de ce fait.
À leurs yeux la structure européenne " empêche de canaliser l’épargne élevée dans l’UE", qui est caractérisé par un "excédent de l’épargne intérieure par rapport aux investissements intérieurs dans l’UE [qui] s’est élevé en moyenne à près de 300 milliards d’euros au cours des dix dernières années". Sans écarter pour autant des établissements bancaires qui ont toujours une place de premier choix dans l’économie de l’UE, il est jugé "qu’il faut faire davantage pour diversifier les sources de financement". Une augmentation du niveau d’investissement en capital-risque dans l’Union, pourrait permettre de trouver les capitaux nécessaires à croissance des entreprises européennes et en particulier dans le domaine de la transition verte.
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