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Macro-économie / Taux / Transition / NGFS / Banque de France

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Transition / NGFS / Banque de France

L’économie française ne sortira pas indemne de sa transition environnementale / Un coût bien plus fort sera subi en cas d’inaction

Transformer l’économie hexagonale ne sera pas chose aisée. Pour autant cette situation est de loin préférable à celle où la société reste les bras croisés face au changement climatique. Le blog de la Banque de France vient d’étayer cette thèse, il s’appuie sur les estimations du Réseau pour le verdissement du système financier (NGFS) pour évaluer l’impact sur le PIB des risques physiques et de transition en 2050.  
Les inondations auront un coût important pour l'économie française. ARNAUD FINISTRE / AFP
Les inondations auront un coût important pour l'économie française. ARNAUD FINISTRE / AFP

Impossible d’y échapper, le climat aura fatalement une incidence néfaste pour l’économie européenne. Une seule incertitude demeure et elle est de taille ; savoir à quel point le produit intérieur brut (PIB) hexagonal en sera affecté. Le blog de la Banque de France a utilisé pour cela des projections du Réseau pour le verdissement du système financier (NGFS), un groupe de banques centrales et de superviseurs ayant pour but la prise en compte des risques financiers liés au climat et à l’environnement.

 

Incertitude


Ces données permettent d’établir un scénario où aucune nouvelle politique climatique n’est mise en place et dans lequel "l’impact sur le PIB des risques physiques et de transition en 2050 serait de -8,5 % contre -4,1 % dans le scénario Net Zero". Ce dernier permettrait donc de limiter drastiquement les dégâts pour l’économie hexagonale. Le premier verrait quant à lui un trio d’évènements affecter le plus l’économie française, composé des sécheresses (- 3,2 % du PIB), des vagues de chaleur (-2,1 %) et des inondations (-0,3 %).

Un des éléments les plus coûteux d’une transition climatique se trouve être du côté de l’inflation. En effet des "politiques de transition plus agressives et immédiates ", auront comme conséquence que "l’inflation augmente relativement fortement à court terme". Il faudra alors attendre que "le choc sur l’inflation (autour de + 1 point de pourcentage sur deux ans) se résorbe ensuite du fait de la réaction de la politique monétaire, car les taux directeurs en zone euro augmentent entre 100 et 150 points de base d’ici 2030 ".

 

Coût certain

 

Cette dynamique inflationniste reste très largement incertaine, les auteurs de la publication l’expliquent par "des tensions sur l’appareil productif lié à l’introduction immédiate de mesures de tarification du carbone". Il reste de nombreuses incertitudes sur ces dernières de part "l’ampleur des effets inflationnistes de la transition, qui dépendra à la fois du type de politique de transition mise en œuvre, de l’évolution des coûts d’utilisation de l’énergie verte et de la réaction des agents (s’ils anticipent ou non la transition) ".

L’ampleur des coûts des différents scénarios déployés est fortement révisée à la hausse en cas de retard initial, lequel " rendra l’atteinte des objectifs climatiques plus coûteuse, d’où un prix du carbone implicite plus élevé dans les scénarios" les plus pessimistes sur ce point.

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