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Le verdissement du système financier est loin d'être acquis
Le bilan annuel du Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS) est l’occasion pour Franck Elderson, son président l'an passé, de se féliciter que la structure soit devenue un "point de convergence international". Un statut acquis grâce à la hausse du nombre de ses membres et par les différentes actions menées par le réseau.
Franck Elderson, également membre du directoire de la Banque centrale européenne, a particulièrement mis en avant la déclaration "Committed to Action", qui témoigne de l’engagement fort du NGFS à améliorer la résilience du système financier. Celle-ci doit particulièrement être améliorée face aux risques climatiques et environnementaux, grâce à huit objectifs clairement définis. Il escompte que l’année écoulée ait définitivement vu les membres du NGFS ne plus uniquement constituer une communauté de "volontaires" mais soient résolument engagés.
Pour les aider, Franck Elderson et ses équipes ont sorti neuf rapports l’an passé, ayant tous pour but d’apporter une aide face aux défis climatiques. Ils ont couvert un "large éventail de sujets" traitant à la fois des problématiques liés à la divulgation des différentes informations, des risques de litige ou encore des opérations de banque centrale.
Désormais il échoit à Ravi Menon, président de la Monetary Authority of Singapore, qui a succédé à Franck Elderson à la tête du NGFS, d’arriver à atteindre "l’objectif urgent et vital du verdissement du système financier".
Après un premier mandat qui a posé les bases d’une action commune internationale, la lourde tâche de la nouvelle direction sera d’arriver à transformer cela en acte. Comme le rappelle son nouveau président, les actions menées ont permis de "définir des outils et des bonnes pratiques pour gérer ces risques", charge à chaque autorité nationale ou supranationale de les mettre en œuvre. Certains ont déjà commencé à le faire, comme l’Autorité des marchés financiers, qui dresse un bilan régulier des engagements climatiques de la place de Paris.
Mettre tous les acteurs du projet sur la même longueur d’ondes s’annonce néanmoins de plus en plus compliqué au vu de la centaine de membres que compte le NGFS. L’an passé plus de vingt nouveaux membres ont ainsi été accueillis. Sabine Mauderer, vice-présidente du NGFS, rappelle à juste titre que tous ces acteurs sont conscients que le " changement climatique a des implications cruciales pour leurs mandats" mais tous n’ont pas la même marge de manœuvre pour agir. Cette dernière peut également se réduire de façon brutale et exogène comme vient de nous le rappeler l’invasion de l’Ukraine.
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