Macro-économie / Taux / Economie mondiale / Secteur manufacturier / croissance / Récession / banques centrales
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Economie mondiale / Secteur manufacturier / croissance / Récession / banques centrales
Le secteur des services va porter l’économie mondiale
Le monde a beau connaître une tertiairisation de ses activités économiques, les regards restent portés, à tort, sur le secteur industriel. Une erreur qui biaise considérablement les prévisions économiques. À l’occasion de sa conférence semestrielle mardi, M&G investments a fait part de son optimisme pragmatique concernant la croissance mondiale, qui sera soutenue par un secteur des services en croissance et des politiques monétaires expansionnistes.
Comme le confirme Florent Delorme, macro-stratégiste chez M&G "le ralentissement économique provient à la fois d'une contraction du secteur industriel et d'un affaissement du commerce international, mais aujourd'hui la correction est faite, l’économie mondiale restera au-dessus des 3 % de croissance d'ici 2020, ce qui est en ligne avec l'expansion du secteur tertiaire". Et les statistiques viennent corroborer cette analyse. L’indice PMI non-manufacturier mesurant la croissance ou l’atrophie du secteur des services continue d’être dynamique dans l’ensemble du monde. En zone euro, il performe à 53,6. Quant aux États-Unis et la Chine, leur indice PMI se stabilise au niveau de sa moyenne historique, respectivement à 55,1 et 54,2. Et les pays émergents ne manquent pas à l’appel, leur indice PMI reste favorable à 51,7.
Le monde est désormais entièrement dépendant du secteur tertiaire car force est de constater que le poids des services dans le PIB mondial est plus de deux fois supérieur à celui de l’industrie, 60 % contre 25 %. Mécaniquement, tant que la croissance de ce secteur, qui représente 51.000 milliards de dollars dans le monde en 2018, sera robuste, l'économie mondiale ne pourra pas tomber en récession. Dans le même temps, les banques centrales joueront le rôle de soutien à la croissance. Selon Florent Delorme, leur politique monétaire sera aussi expansionniste que nécessaire car elles n'accepteront pas que l'activité ralentisse. Et cela pour trois raisons.
D'abord, les marchés financiers ont atteint une telle envergure que les banques centrales redoutent que les perspectives d’une croissance nulle fassent dévisser les marchés, et entraînent l’économie dans sa chute. Ensuite, l’envolée des niveaux d'endettement public et privé depuis la crise des subprimes a été telle qu’une récession pourrait mener à une crise de la dette. Les banques centrales ne prendront donc pas ce risque. Enfin, le traumatisme de 2008 demeure encore dans tous les esprits. La dernière décennie n'a pas permis d'apaiser les mémoires et les institutions monétaires veulent à tout prix éviter un nouveau krach financier.
Plus que jamais, les banques des banques veilleront à ce que les perspectives économiques ne s'assombrissent pas, quitte à mettre en place de nouveaux instruments non-conventionnels.
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