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Macro-économie / Taux / croissance / Economie mondiale

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65% des plus grandes villes du monde vont connaître un ralentissement économique

Oxford Economics  vient de publier une étude sur la croissance économique des 900 plus grandes villes du monde. La majorité d'entre elles vont croître moins vite et le ralentissement du commerce mondial n'y serait pas pour rien.
Planète - globe - mappemonde - mondialisation
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Selon Oxford Economics, 65% - 586 - des 900 principales villes du monde vont voir leur économie ralentir en 2020-2021. Parmi les 10 plus grandes villes en termes de Produit intérieur brut, seule Londres devrait connaître une accélération de sa croissance  - 2,1% en 2020-2021 contre 1,5% en 2018-2019 - malgré les incertitudes liées au Brexit. Du côté de l'Hexagone, "Lyon était la star du pays en matière de performances plus tôt cette décennie mais sa croissance s'est également ralentie", précisent les auteurs. La Ville lumière verra, elle, sa croissance ralentir à 1,7% soit une baisse de 0,2 point de pourcentage.

Le coupable est "clairement le ralentissement du commerce mondial", explique le rapport. Or, il faut avoir à l'esprit que le secteur manufacturier représente 70% des échanges mondiaux et que ce dernier représente une forte partie de l'activité dans bon nombre de villes du monde. Ainsi, elles sont "directement affectées par le ralentissement de la croissance du commerce mondial", constate le rapport. En toute logique, le ralentissement est plus marqué à l'échelle de la ville qu'à celle du pays lorsque le secteur manufacturier représente une part significative de l'économie municipale. L'étude prend ainsi l'exemple de Barcelone, en Espagne, où le secteur manufacturier représente 19% de l'économie locale. À Taipei, la capitale de Taïwan, ce secteur pèse près d'un quart de l'économie.

Contrairement à une idée reçue, les troubles agitant le secteur manufacturier ne sont pas du seul fait des tensions entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux. En effet, au sein du Vieux Continent, notamment en Allemagne, certaines villes, abritant d'importantes usines de voitures, continuent par exemple de ressentir les effets de la mise en œuvre en 2018 de nouvelles normes anti-polluantes - les normes WLTP. Ces dernières ont eu pour conséquence de désorganiser les chaînes de production des principaux constructeurs, les forçant à stocker des milliers de voitures en attente d'homologation. Par ailleurs, les troubles politiques peuvent bien évidemment jouer un rôle dans le ralentissement économique que connaissent les villes. Par exemple, en Amérique latine, "Caracas est clairement la principale ville en grande détresse", explique Oxford Economics.

À plus long terme, l'étude explique que ce sont les villes asiatiques qui vont tirer leur épingle du jeu, "à l'horizon 2035, les villes asiatiques auront globalement dépassé les villes nord-américaines et européennes", prévoient les économistes. Cependant ils soulignent que, "quatre villes chinoises feront partie du top 10, mais New York, Tokyo, Los Angeles et Londres resteront les plus grandes du monde en termes de PIB".

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