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Professions financières / Caisse des dépots / Eric Lombard / Assemblée Nationale / Sénat / Banque des territoires / Plan de relance / transition énergétique / territoires

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Caisse des dépots / Eric Lombard / Assemblée Nationale / Sénat / Banque des territoires / Plan de relance / transition énergétique / territoires

Eric Lombard défend son bilan à la tête de la Caisse des dépôts / Une action saluée par le Parlement

Si sa reconduction par le Parlement à la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations était assez évidente, Eric Lombard est longuement revenu, ce mardi, au Sénat et à l'Assemblée nationale, sur l'ampleur des actions menées par son groupe depuis 2017. Un bilan riche, particulièrement apprécié par les élus et notamment s'agissant de la Banque des territoires et du plan de relance mis en place au moment de la crise sanitaire. Une reconnaissance qui n'empêche toutefois pas Eric Lombard de penser déjà aux chantiers à venir. 
Eric Lombard (©DENIS/REA)
Eric Lombard (©DENIS/REA)

Une simple formalité. L’audition d’Eric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) depuis 2017 et candidat à sa propre succession - rappelons que le président de la République a décidé de proposer sa reconduction le 8 décembre dernier et qu’Eric Lombard assure actuellement, chose étrange, son propre interim -, par la Commission des finances du Sénat puis celle de l’Assemblée nationale, ce mardi, était une obligation exigée par la Constitution. L’examen de passage ne revêtait cependant pas de grand suspens, l’ancien patron de Generali France ayant été reconduit par le Parlement à la quasi-unanimité des votes (seuls les sénateurs communistes s'y sont opposés).

Ce fut toutefois l’occasion pour lui de revenir sur son bilan des cinq dernières années. "Depuis 2017, la Caisse des dépôts et consignations est plus forte est plus efficace", s’est-il félicité devant les élus de la nation.

 

Au service du développement des territoires

 

Il faut dire que l’ancien président-directeur général de BNP Paribas Cardif n’a effectivement pas à rougir de son premier mandat tant la Caisse des dépôts est solide. Depuis 2017, le groupe a "dégagé en moyenne plus de 2,5 milliards d’euros de résultat net par an et a accru ses fonds propres de 30%, pour atteindre environ 60 milliards d’euros. Sur la même période, elle est restée un contributeur important au budget de l’Etat, puisque tous versements confondus, nous avons abondé ce budget de plus de 6 milliards d’euros depuis 2018, soit environ 1,5 milliard par an", a-t-il rappelé.

Et le moins que l’on puisse dire est que Eric Lombard ne s’est pas montré inactif au cours des cinq dernières années. Bien au contraire ! Sous son mandat a été créée en 2018, La Banque des territoires, "point d’entrée unique pour tous les élus et couvrant les besoins en ingénierie, en prêts et en investissements des territoires", a-t-il expliqué. Grâce à la Banque des territoires, l’institution financière publique a ainsi pu fortement accélérer ses investissements, "dont le volume annuel a triplé depuis 2018 pour atteindre les deux milliards d’euros par an", a précisé Eric Lombard. Une initiative saluée par les parlementaires et jugée comme "un soutien important pour les villes ".

Il a par ailleurs rappelé les bienfaits de la loi Pacte de 2019 qui a autorisé son groupe de devenir l’actionnaire majoritaire du groupe La Poste (à 66%), une opération complétée par l’acquisition de SFIL (ex-Société de financement local), banque publique de financement des collectivités locales, ce qui a permis à la Caisse des dépôts de constituer un grand pôle financier public représentant 1300 milliards d’euros d’engagements. "La Banque Postale, SFIL, Bpifrance, les activités de prêts de la banque des territoires : toutes appartiennent désormais à notre groupe, avec des rôles clairs, une action coordonnée au service des Français, des territoires et du développement de notre pays ", s’est-il félicité devant les députés.

Un bilan qui ne serait pas tout à fait complet sans l’action menée par la Caisse des dépôts durant la crise sanitaire. "Nous avons présenté en 2020 un plan de relance de 26,3 milliards d’euros de fonds propres, complémentaire au plan France relance de l’Etat. Nous avons dépassé notre objectif de réalisation de 80%, l’objectif étant de terminer ce plan d’ici la fin de l’année 2023 ", a expliqué Eric Lombard. Là aussi, l’action de la CDC a été remerciée par les élus qui ont pour la plupart, bien avant la traditionnelle phase de questions-réponses, annoncé qu’ils voteraient pour la reconduction d’Eric Lombard à la tête de la Caisse des dépôts.

 

La souveraineté, leitmotiv du nouveau mandat

 

Fort de ces louanges, le directeur général de la CDC a donc présenté les ambitions de son groupe pour les cinq années à venir. Et il compte bien, une nouvelle fois, être sur tous les fronts en capitalisant sur la performance opérationnelle de son groupe. "Sur la période 2023 à 2027, nous prévoyons d’investir dans notre économie 27,5 milliards d’euros en fonds propres. Nous accompagnerons la transformation de notre pays autour de trois axes : la transformation écologique, la souveraineté énergétique, industrielle et numérique et la cohésion sociale et territoriale", a-t-il expliqué.

Ainsi, concernant la transformation écologique, alors que le groupe a déjà contribué à hauteur de 50 milliards d’euros depuis 2020, la Caisse poursuivra son engagement en mobilisant 80 milliards d’euros de prêts d’ici à 2027. Cela passera notamment par une poursuite de l’action dans la rénovation énergétique mais aussi par les mobilités durables : " les transports publics doivent s’ouvrir au plus grand nombre, dans plus de territoires, et de façon totalement décarbonée ".

Cette transformation ne sera toutefois possible, selon lui, que grâce à une mutation profonde du système énergétique français. Et sur ce point, Eric Lombard estime également que "la Caisse a un rôle majeur à jouer". Si la CDC est déjà fortement présente au capital des deux grands gestionnaires de réseaux de transport d’électricité (RTE) et de gaz (GRTgaz), elle compte bien accentuer ses efforts d’investissements. "Nous sommes prêts à faire beaucoup plus et la caisse peut être le financeur des transitions", a précisé Eric Lombard qui a souligné avoir réduit de 40% le niveau carbone du portefeuille du groupe, "l’idée étant d’accélérer la décarbonation des entreprises où nous sommes actionnaires et sur lesquelles nous pouvons avoir une lnfluence ".

Une souveraineté qui doit aussi être numérique et industrielle, a ajouté le directeur général. " Produire localement, développer une industrie verte, c’est aussi réduire notre empreinte carbone et créer des emplois durables ", a soutenu l’ancien patron de Generali France, qui a rappelé à cette occasion la prise de participation de 20% au capital du nouveau Suez ou encore la montée de Bpifrance au capital d’Eutelsat en août dernier pour accompagner l’acquisition de la constellation de satellites britanniques OneWeb.

Un nouveau mandat qui devrait donc être placé sous le signe de l’accélération. A la question d’un député qui l’interrogeait sur son principal regret depuis sa première prise de fonction à la tête de la CDC, Eric Lombard a répondu "peut-être de ne pas avoir été assez rapide". Avec ce nouveau programme ambitieux, les parlementaires devraient donc être convaincus du contraire. 

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