Macro-économie / Taux / Caisse des dépots / Eric Lombard / Relance
Macro-économie / Taux
Caisse des dépots / Eric Lombard / Relance
Le plan de relance de la Caisse des dépôts est sur de bons rails
Prévu pour être déployé jusqu’en 2024, le plan de relance de Caisse des dépôts et consignations (CDC) est bien engagé : près de 40 % des 26 milliards d'euros prévus pour relancer l’économie ont déjà été investis et la direction de l’organisme public espère bien dépasser son objectif de déployer 80 % de l’enveloppe totale d’ici fin 2022. Ont déjà été également signés 20 des 70 milliards de prêts mobilisés sur Fonds d’épargne.
La totalité des axes de financement de l’économie dégagés par Éric Lombard semblent sollicités puisque les fonds alloués à la transition écologique, ceux qui sont fléchés vers le secteur de l’immobilier, ceux dédiés à la pérennisation d’entreprises ou encore ceux qui ont pour destination la contribution à la cohésion sociale sont déjà investis a minima de 30 % des montants à leur disposition. La bonne santé financière de l’institution lui permet, exception faite des particularités liées à l'immobilier, de ne pas avoir recours à l’emprunt pour financer ces investissements. Invité à parler plus spécifiquement de la situation financière de la CDC, Eric Lombard s’est déclaré très confiant sur des résultats à venir qui s’annoncent bons et continueront de lui permettre de disposer de fonds propres pour financer le plan de relance.
Interrogée au sujet des émissions obligatoires pour l’année à venir, Virginie Chapron-du Jeu, responsable des finances, a déclaré que le volume d’émission resterait inchangé à environ 3 milliards d’euros par an. Les bons chiffres de l’activité notariale conjugués aux bons résultats attendus permettent de dégager les liquidités nécessaires aux investissements prévus. Derrière ces résultats comptables, se dégage l’impression d’une puissance financière puisqu’en se lançant dans ce plan de relance, la CDC a procédé au doublement de son activité d’investissement, et ce sans grever son bilan comptable.
Pourtant, loin de manquer de moyens, certains mécanismes mis en place sont même insuffisamment souscrits par les acteurs économiques éligibles. Dans le cas du mécanisme de Prêts participatifs Relance qui prennent le relais du Prêt garanti par l’État (les PGE, qui se sont arrêtés au début de l’été), leur lent démarrage permet de considérer que la situation financière est meilleure qu’envisagée pour nombre de ces entreprises. Ce qui ne dispense pas de continuer à faire de l’éducation auprès des bénéficiaires potentiels, tant sur les caractéristiques du produit qui leur est proposé et tant sur les aménagements possibles qui seraient susceptible de les intéresser. C’est un enjeu majeur pour la CDC pour la réussite de son plan de relance que d'arriver à s’ancrer dans le dialogue avec l’ensemble des acteurs locaux pour leur proposer des solutions adaptées que ce soit à une échelle communale, départementale, régionale ou autre.
Si une grande partie du plan est déjà investie de part et d’autre en France, il reste un grand travail aux différentes équipes du groupe à effectuer, notamment au vu de l’importance qu’il accorde à la transition écologique. Si ce dernier fut évoqué très récemment comme "très fédérateur" par son directeur général au Figaro, il n’en demeure pas moins qu’il nécessite une grande ingéniosité de la part de ses équipes pour coupler cette thématique à la mission d’investissement de la CDC.
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