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2022, dernière année record pour les French Tech ? / Un cru plus modeste possible en 2023
Dans le paysage des start-up européennes, les tricolores font figure d’exception. Elles ont récolté près de 13,5 milliards d’euros en 2022, rapporte le baromètre EY du capital-risque en France en 2022. Une hausse de 17% par rapport à 2021 qui témoigne d’un enthousiasme des investisseurs pour les jeunes pousses françaises, puisque les levées de fonds de leurs concurrentes au Royaume-Uni et en Allemagne ont quant à elles marqué le pas, de respectivement -15% et -38%.
"2022, année record et historique pour la French Tech ! (…) Malgré la crise Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation, nos entreprises ont continué de croire en leurs forces.", s’est d’ailleurs félicité le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, ce matin. L’année sur l’ensemble prouve, certes, bien la résilience de l’écosystème start-up français face aux vents contraires qui ont soufflé sur lui cette année. Mais dans le détail, difficile d’y échapper.
Fin d'année plus compliquée
Au second semestre, les montants levés par les start-up françaises ont reculé de 21%, alors en progression de 63% sur les six premiers mois de l’année. Et la croissance de 17%, entre 2021 et 2022, est à comparer à une augmentation de 115% entre 2020 et 2021.
La remontée des taux d’intérêt a complexifié l’accès au financement et a rendu les investisseurs plus frileux et regardants sur les dossiers. Et l’inflation, les tensions sur les coûts énergétiques et de matières premières et le conflit russo-ukrainien "ont sonné la fin de soirée" en 2022 et en termes de levées de fonds, commente Jean-Pierre Valensi, associé chez KPMG dans l’étude l’étude Tech Inside 2022 du cabinet.
Sobriété
Car même les bons élèves, à l’instar de Back Market qui a levé 450 millions d’euros cette année, commencent à chercher des moyens de faire des économies. Le reconditionneur de téléphones a récemment annoncé se séparer de 13% de ses effectifs, soit 93 de ses salariés.
Prudence, donc, pour l’année à venir : "D‘une certaine manière, nous pouvons dire que le modèle Tech que nous avons connu jusqu‘à présent est révolu.", ajoute Jean-Pierre Valensi, qui souligne un attrait de la part des investisseurs pour la sobriété dans la croissance. Ce qui se rapprocherait ainsi des attentes classiques des opérateurs sur les marchés financiers. Mais aussi pour la sobriété environnementale : les Sustainability Tech (qui créent des innovations répondant aux enjeux écologiques) ont gagné du terrain. Jusqu’à en devenir "le secteur le plus financé sur l’année", précise l’étude de KPMG, avec une croissance de 131%.
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