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Entreprises / Actions / BNP Paribas / Jean-Laurent Bonnafé / Orange Bank / Growth Technology & Sustainability / GTS 2025

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BNP Paribas / Jean-Laurent Bonnafé / Orange Bank / Growth Technology & Sustainability / GTS 2025

BNP Paribas a dégagé un bénéfice historique en 2022 / Plus de 10 milliards d’euros dont les actionnaires vont percevoir une bonne partie

A l'issue d'une année 2022 record, le capital libéré par la cession de Bank of the West combiné à l’effet positif de la hausse des taux d’intérêts ont conduit BNP Paribas à relever ses prévisions de moyen terme. Et dans l’immédiat, l’annonce d’un programme de rachat d’actions massif d’un montant de 5 milliards d’euros vient facilement compenser des résultats d'un quatrième trimestre mitigé.
Jean-Laurent Bonaffé, administrateur-directeur-général du groupe BNP Paribas - Crédits Gilles Bassignac / Divergence
Jean-Laurent Bonaffé, administrateur-directeur-général du groupe BNP Paribas - Crédits Gilles Bassignac / Divergence

L’événement est suffisamment rare pour être signalé. BNP Paribas a enregistré des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre 2022. Sur la période, la première banque de la zone euro a vu son résultat net reculer de 6,7%, à 2,15 milliards d'euros, contre 2,36 milliards d’euros attendu par le consensus des analystes, sous l’effet notamment d’un coût du risque en hausse de plus de 50%, à 773 millions d’euros, sans que cela ne doive inquiéter cependant. Comme l'a rappelé le groupe, son coût du risque rapporté au résultat brut d’exploitation figure "parmi les plus bas d’Europe".

Les actionnaires de la banque de la rue d’Antin ont de toute façon de quoi se réjouir. Ils vont percevoir cette année un dividende de 3,9 euros au titre de l’exercice écoulé, en hausse par rapport aux 3,67 euros perçus l’an dernier. Mais surtout, ils profiteront indirectement cette année des bienfaits d’un programme massif de rachats d’actions. C’était l’un des sujets (si ce n’est le principal) sur lesquels l’établissement dirigé par Jean-Laurent Bonnafé était attendu à l'occasion de la présentation de ses comptes annuels.

 

Pas intéressé par Orange Bank

 

Il n’y a pas eu de surprise. En annonçant il y a un peu plus d’un an la cession de sa filiale américaine Bank of the West au canadien Banque de Montréal pour plus de 16 milliards d’euros, BNP Paribas avait laissé miroiter 4 milliards d’euros de rachats d’actions afin de neutraliser totalement la dilution du bénéfice par action liée à la cession d’une activité rentable, mais qui ne répondait plus à ses priorités stratégiques.

L’opération, finalisée il y a quelques jours seulement, "a généré une plus-value exceptionnelle (nette d’impôts) d’environ 2,9 milliards d’euros", a indiqué mardi BNP Paribas. Elle induit également une libération importante de fonds propres : 11,6 milliards d’euros au total. Sur ce montant, 7,6 milliards d’euros seront redéployés progressivement pour accélérer la croissance organique ou réaliser des acquisitions ciblées, dont Orange Bank ne fera pas partie de façon certaine. "Nous avons déjà indiqué à plusieurs occasions que nous ne sommes pas intéressés par l'acquisition d'une participation ou une possible acquisition d'Orange Bank", a rappelé Jean-Laurent Bonnafé, lors d'une conférence téléphonique.

Reste donc 4,04 milliards d’euros, qui seront précisément dévolus aux rachats d’actions extraordinaires en lien avec la cession de Bank of the West. S’ajoutent à cela 962 millions d’euros de rachats d’actions au titre de la distribution ordinaire du résultat, soit 5 milliards d’euros en tout venant soutenir mécaniquement le bénéfice par action.

 

Des révisions "assez significatives"

 

Mais la véritable bonne nouvelle est venue des perspectives, gonflées par le redéploiement du capital libéré par la cession de Bank of the West, combiné à l’impact positif de la hausse des taux d’intérêt en 2022. La banque a donc réévalué les objectifs du plan Growth Technology & Sustainability 2025 présenté il y a tout juste un an. Elle vise désormais un objectif de croissance annuel moyen de son résultat net part du groupe de plus de 9% entre 2022 et 2025, contre une précédente prévision d'une hausse de plus de 7%. Et la cible de rentabilité de ses fonds propres est relevée à environ 12% contre une prévision au-dessus de 11% précédemment. Également, l’objectif d’économies de coûts récurrentes cumulées à horizon 2025 est relevé de 300 millions d’euros, s’élevant désormais à 2,3 milliards d’euros. "Des révisions à la hausse qui sont assez significatives et pas si fréquentes", a souligné Jean-Laurent Bonnafé.

De quoi donc faire oublier la relative déception sur les résultats du quatrième trimestre 2022, qui ne doit pas non plus occulter le dynamisme des activités de marché, dont les revenus ont bondi de 23,8% le trimestre dernier, portés par la très forte hausse de la demande sur les produits de taux et de change, les marchés émergents et les matières premières. Ni le fait que sur l’ensemble de 2022, BNP Paribas a augmenté son résultat net part du groupe de 7,5%, à 10,2 milliards d’euros, montant le plus élevé jamais atteint par la banque. Le verdict du marché ne trompe pas : l’action BNP Paribas gagnait plus de 3% mardi, à 62,6 euros.

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