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La Banque Postale joue à plein la carte de la diversification / Le groupe négocie l’acquisition de la Financière de l’Échiquier
La Banque Postale prouve que l’on peut être un groupe jeune mais ambitieux. A quelques heures de la présentation de ses résultats annuels, le groupe annonçait en effet être entré en négociations exclusives avec le Groupe Primonial en vue de l’acquisition de 100 % du capital de La Financière de l’Echiquier (LFDE), société de gestion d’actifs rachetée en 2019 à ses fondateurs Didier le Menestrel et Christian Gueugnier. "Ce projet de mariage entre La Banque Postale Asset Management (LBPAM, entité dédiée à la gestion d’actifs du groupe bancaire public détenue à 75 % par la Banque Postale et 25 % par Aegon Asset Management, ndlr) et LFDE est un très bel exemple de notre stratégie de diversification ", s’est félicité, ce mardi matin, Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale qui vient d’être renouvelé dans ses fonctions. Rappelons, qu’en 2009, le groupe avait déjà acquis Tocqueville Finance, intégré depuis à LBPAM.
Cette nouvelle opération, dont le closing est attendu pour septembre prochain si les autorités de contrôle la valident, permettrait à la Banque Postale de monter sur le podium des gestionnaires multi-spécialistes de conviction en Europe avec un total de 67 milliards d’euros d’encours sous gestion (56 milliards d’euros pour LBPAM, incluant Tocqueville Finance et 11 milliards d’euros pour LFDE). "L’idée est de faire coexister les trois marques, LBPAM, Tocqueville Finance et LFDE, pour donner naissance à un acteur européen incontournable de la gestion de conviction", a ajouté le président du directoire. Ce faisant, le groupe parviendrait presque à atteindre son objectif de 70 milliards d’euros sous gestion en 2025 comme il l’ambitionnait dans son plan stratégique dévoilé fin 2020.
Un rapprochement qui se veut surtout utile du fait de la complémentarité des deux acteurs. "Ce mariage permettra de développer la distribution des produits de LBPAM à l’international grâce notamment à la plateforme de vente de LFDE présente dans neufs européens, ce qui permettrait d’élargir considérablement le réseau de distribution de LBPAM", a déclaré ce mardi matin Olivier Lévy-Barouche, directeur général adjoint en charge de la direction finance et stratégie lors de la présentation des résultats annuels du groupe.
Concernant, par ailleurs, le plan stratégique, celui-ci a continué à se réaliser l’année dernière, 2022 ayant été marquée notamment par la création d’un pôle privé avec Louvre Banque Privée (73 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2022), la dernière étape de la construction de son grand groupe de bancassurance avec l’acquisition de 100 % de CNP Assurances, le lancement de Django sur le marché du crédit à la consommation ou encore celui, le 1er janvier 2022, de la banque de financement et d’investissement… "Au total, depuis 2006, la taille du bilan a été multipliée par sept", a souligné Philippe Heim.
De fait, dans un contexte économique difficile, les résultats de La Banque Postale sont restés solides l’année dernière. Son produit net bancaire métiers (équivalent du chiffre d’affaires) est en hausse sur un an de 4,8 % % à périmètre et change constants à 9,516 milliards d’euros tandis que son résultat d’exploitation a gagné près de 12 % par rapport à 2021 à 3,1 milliards d’euros. Son bénéfice net s’affiche, en outre, à 1,06 milliard d’euros, principalement grâce à l’intégration de CNP Assurances : la filiale a bouclé une année 2022 record avec 1,94 milliard d’euros de bénéfice net porté par performances solides en France, en Italie et au Brésil.
Et malgré l’augmentation du taux d’usure, la production de crédits immobiliers de La Banque Postale a augmenté de 19,2 % l’année dernière sur un an, à 15,1 milliards d’euros, démontrant ainsi une dynamique commerciale très forte. De même, le crédit à la consommation a connu une hausse de 10,6 % à 2,6 milliards d’euros quand la production de financement de la banque de financement et d’investissement a atteint 23,4 milliards d’euros (+10,2 %). A noter surtout que le coût du risque est resté faible, à 216 millions d’euros, s’améliorant de 16 points de base. "Nous ne constatons pas de sinistralité visible. Les défaillances d’entreprises certes progressent mais elles ont encore de la liquidité. Même chose concernant les particuliers qui ont, rappelons-le, constitué un surplus d’épargne pendant la crise sanitaire ", a rappelé le président du directoire.
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