Fusions, Acquisitions / Paul Guillemin / M&A / Alstom / General Electric / la banque postale / La Financière de l'Echiquier / Primonial / Alber Elbaz / gide / Bolloré Africa Logistics / Arkema
Fusions, Acquisitions
Paul Guillemin / M&A / Alstom / General Electric / la banque postale / La Financière de l'Echiquier / Primonial / Alber Elbaz / gide / Bolloré Africa Logistics / Arkema
Paul Guillemin, la fidélité à toute épreuve /
L'associé au cabinet Gide affectionne les dossiers complexes
Ne lui demandez pas de choisir, Paul Guillemin, aime tous les secteurs industriels. A la manœuvre ces dernières semaines sur le deal Primonial- La Banque Postale quant au projet de rachat par cette dernière de la Financière de l’Échiquier, l’associé depuis neuf mois en fusions et acquisitions et private equity au cabinet Gide Loyrette Nouel a des goûts éclectiques. "Je travaille très régulièrement sur des dossiers bancaires mais j’interviens sur toutes les industries. Récemment j’ai collaboré à l’acquisition à 100 % par le groupe MSC de Bolloré Africa Logistics. J’ai aussi des dossiers dans le luxe et les domaines viticoles… ", détaille à WanSquare ce passionné, depuis une dizaine d’années, de viticulture (son vin préféré provient de Loire, le Remus Plus de Jacky Blot).
Mériter la confiance
Une incapacité à avouer une préférence particulière due à sa passion pour son métier. Plus qu’une profession, la robe était une vocation pour Paul Guillemin. "Elle m’a été inspirée de mon père qui fut pendant une vingtaine d’années secrétaire général du groupe Bouygues. J’ai pu observer cette relation de confiance qu’il y avait entre lui et son groupe et constater l’énergie et la détermination qu’il avait mises en œuvre pour entretenir ce lien. C’est cette relation que j’espérais avoir avec mes clients plus tard", explique l’homme de 39 ans.
Un goût du mérite qui lui tient à cœur et pour cause : "les opérations que l’on me confie sont souvent structurantes pour les clients, notamment quand elles sont réalisées dans un contexte de difficulté financière ", poursuit celui qui a travaillé sur la cession par Arkema de Kem One en 2012 à Gary Klesh. " Ces opérations créent avec les clients des relations très importantes, souvent pérennes et qui vont parfois bien au-delà de la simple relation professionnelle", assure Paul Guillemin.
Avec le créateur de mode franco-israélien, Alber Elbaz, ancien directeur de la création de la maison Lanvin, dont il fut le conseil jusqu’à son décès en 2021, il a par exemple noué des liens très forts, presque personnels. "Ce dossier a marqué ma vie d’avocat. Cette collaboration fut un vrai engagement de ma part. J’ai mis toute mon énergie à mériter sa confiance. Une éthique de travail que je m’impose sur chaque dossier", explique-t-il.
Ecole de la rigueur
Après des brillantes études de droit à Paris II et un diplôme obtenu à l’Institut du droit des affaires, il s’inscrit à l’ESCP. "J’étais convaincu que pour être vraiment efficace dans mon travail, il fallait que je complète ma formation en finance ", relate-t-il.
Il rejoint ensuite en 2011 l’équipe private equity du cabinet américain Willkie Farr & Gallagher, où il travaillera justement sur Kem One. "Cette première expérience a été pour moi une école de la rigueur très importante. J’y ai vraiment appris le métier d’avocat, l’exigence et aussi la disponibilité que ce métier demande. Ce fut l’école de la maturité", se souvient Paul Guillemin. C’est au sein de Willkie Farr qu’il rencontre aussi son premier mentor : Daniel Payan, le fondateur du cabinet. "Il était en fin de carrière. J’ai travaillé avec lui sur beaucoup de petits dossiers et aussi sur ses clients historiques. J’ai énormément appris avec ce très grand professionnel pour qui je voue encore un immense respect", souligne-t-il.
Dans le grand bain
Trois ans plus tard, au moment où ce dernier part à la retraite, Paul Guillemin reçoit une offre du cabinet Bredin Prat. "On m’a proposé de faire du M & A industriel sur des opérations large cap, c’est-à-dire de belles opérations de place mais aussi du droit des sociétés cotées. Je n’ai pas hésité une minute et j’ai accepté leur offre", confie-t-il.
Parmi les nombreux dossiers qu’il aura à défendre, celui d’Alber Elbaz mais aussi celui d’Alstom-General Electric. "Cette opération a fait de moi l’avocat que je suis devenu aujourd’hui. J’y ai consacré presque un an et demi de ma vie. Nous étions très nombreux sur ce dossier mais j’étais la cheville ouvrière qui animait les équipes. Au début, pas mal d’enjeux me dépassaient un peu mais j’ai plongé dans la piscine et j’ai appris à nager ", se remémore l’associé de Gide.
Une liberté encouragée
Puis, en 2019, ce père de trois enfants fait la connaissance d’Olivier Diaz, associé chez Gide. "Une rencontre d’abord informelle puis il m’a proposé de le rejoindre dans l’équipe M&A qu’il était en train de constituer chez Gide, ce que j’ai accepté avec enthousiasme ", précise-t-il.
Au sein du prestigieux cabinet parisien, la greffe prend immédiatement. Mieux, il se découvre une marraine, en la personne d'Anne Tolila, elle aussi associée. "Il faut dire que je ne découvrais pas vraiment le cabinet puisque j’y avais fait un stage lors de ma formation d’avocat", s’amuse-t-il à rappeler. Il évolue aujourd'hui au sein l’équipe M&A composée de 80 avocats et d’une quinzaine d’associés. "J’ai la liberté d’entreprendre des démarches commerciales personnelles et de développer mes clients. Pour un jeune associé comme moi, les conditions sont donc idéales ", constate Paul Guillemin. Et s’il se refuse toujours d’avouer une préférence pour un secteur en particulier, les problématiques de souveraineté et de défense pourraient bien venir s’ajouter à sa large gamme de compétence.
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