Professions financières / FSP / Fonds stratégique de participations / ISALT / CNP Assurances / Crédit Agricole Assurances / BPCE Assurances / Neoen / Safran / Eutelsat / Soitec
Professions financières
FSP / Fonds stratégique de participations / ISALT / CNP Assurances / Crédit Agricole Assurances / BPCE Assurances / Neoen / Safran / Eutelsat / Soitec
Le FSP, un partenaire fidèle dans le développement des entreprises / Un nouvel investissement de 80 millions d’euros dans Neoen
Une logique de long terme. Le Fonds Stratégique de Participations (le FSP, créé en 2013 et dont les actionnaires sont sept grandes compagnies d’assurance françaises comme BNP Paribas Cardif, Crédit Agricole Assurance, BPCE Assurances…) vient de réaliser un nouvel investissement dans une des entreprises de son portefeuille. Le fonds privé, présidé par Stéphane Dedeyan, directeur général de CNP Assurances (La Banque Postale) et géré depuis 2020 par la société de gestion ISALT, spécialement créée pour développer le FSP, a en effet participer à l’augmentation de capital de Neoen, groupe coté spécialisé dans les énergies renouvelables, à hauteur de 80 millions d’euros.
Présent chez Neoen depuis 2018
Cette augmentation de capital, d’un montant total de 750 millions d’euros, doit permettre à au groupe de poursuivre son développement, l’objectif était d’atteindre une capacité d’au moins 10 Gigawattheures d’actifs en opération ou en construction à fin 2025 et accélérer le déploiement de son activité de stockage. "Ce nouvel investissement dans Neoen atteste de notre confiance dans la stratégie de l’entreprise et son management ", déclare à WanSquare, Nicolas Dubourg, président d’ISALT. Ce n’est effectivement pas la première fois que le FSP mise sur Neoen, il est présent à son capital depuis son introduction en Bourse en 2018.
Développer l’économie
Une fidélité constante qui constitue l’ADN du FSP. "Il existe une vraie logique de long terme pour le FSP qui correspond bien à la nature des assureurs et à sa stratégie d’investissement. Celle-ci comporte un véritable engagement actionnarial et une présence au sein du conseil d’administration de l’entreprise dans laquelle nous investissons. Avec un montant moyen par opération de 250 millions d’euros, il est en effet normal que nous nous intéressions aux orientations stratégiques de ces sociétés ", explique le président d’ISALT.
Avec un portefeuille valorisé à 2,2 milliards d’euros au 31 décembre, le fonds possède neuf participations dans des entreprises appartenant à des secteurs très différents les uns des autres, telles que Seb, Tikehau Capital, Eutelsat, Soitec… "Notre portefeuille de sociétés est assez diversifié mais toutes vont chercher de la croissance et souhaitent investir. Notre but est de travailler avec des entreprises innovantes qui participent au développement de l’économie française. La société Soitec, par exemple, dispose d’atouts que nous recherchons aujourd’hui comme une approche technologie et industrielle alliée à une volonté de se développer sur le territoire français en investissant plusieurs centaines de millions d’euros dans ses usines ", relate Nicolas Dubourg.
Soutien des stratégies audacieuses
Rappelons que le FSP est d’ailleurs l’un des artisans du rapprochement en 2017 entre Zodiac et Safran dont il a cédé en novembre dernier la totalité de sa participation pour un montant de plus de 350 millions d’euros. "Il nous paraissait important que Zodiac puisse trouver un ancrage solide sur le marché très porteur de l’aéronautique ", précise Nicolas Dubourg. En 2015, le fonds a également accompagné Arkema dans le rachat de la filiale de Total, Bostik, "permettant ainsi au groupe français de poursuivre sa transformation et de devenir un chimiste de spécialité ", complète le président d’ISALT.
Un virage stratégique que le fonds affectionne particulièrement dans les entreprises de son portefeuille et auquel il souhaite participer. "Le rachat en cours de OneWeb par Eutelsat Communications répond parfaitement à notre logique d’investissement de long terme. L’alliance du satellite géostationnaire avec les satellites basse orbite doit créer un géant de l’Internet spatial. Il s’agit ici d’un vraiment changement de business model auquel nous croyons fortement ", indique Nicolas Dubourg.
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