Dirigeants, gouvernance / EDF / Comex / Secrétaire général / CRE
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EDF recrute Brice Bohuon à son comité exécutif / Un ancien du Conseil d'Etat en remplace un autre
Quitte à repasser sous la coupe de l’Etat, autant renforcer son comité exécutif de fins connaisseurs du secteur public. C’est ainsi que Brice Bohuon, 44 ans, fera son entrée chez EDF le 10 avril prochain au poste de directeur exécutif du groupe en charge du secrétariat général. Sa prise de fonction reste néanmoins conditionnée à l’approbation de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).
Comme son prédécesseur Pierre Todorov (qui fait valoir ses droits à la retraite), Brice Bohuon est un énarque qui a commencé sa carrière au Conseil d’Etat. Il a fait son entrée au sein de la plus haute juridiction administrative française en 2007, en tant que juge et conseiller au gouvernement. Il y sera ensuite nommé secrétaire général adjoint en 2010.
La comparaison entre le successeur et le tenant du poste s’arrête là, puisque Pierre Todorov, à la suite de son passage au Conseil d’Etat, a choisi de poursuivre sa carrière dans le secteur privé : chez Lagardère, Accor ou PSA Peugeot Citroën. Tandis que Brice Bohuon est, quant à lui, resté fidèle au secteur public. Du côté de SNCF Transilien, d’abord, où il est entré en 2013. Il y occupera successivement les postes de secrétaire général puis de directeur du marketing et des services.
Rentré dans l’énergie par la grande porte
Après quatre années de bons et loyaux services, Brice Bohuon fera ses premiers pas dans le secteur de l’énergie lorsqu’il sera appelé à la direction générale de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en 2017, avant de revenir à celui des mobilités en 2019, en qualité de directeur général adjoint de Transdev France. Et depuis 2021, c’est à la Région Ile-de-France qu’il a dédié ses services, en tant que directeur général adjoint.
Si la HATVP approuve sa nomination, Brice Bohuon coordonnera les directions juridiques, d’audit, de risques de l’entreprise, des affaires publiques et européennes et de la sécurité et de l’intelligence économique. Son expérience dans la gestion de projets "liés à la modernisation des services, la régulation et le pilotage des fonctions centrales dans des secteurs tels que la mobilité ou l’énergie" sera utile à EDF, souligne Luc Rémont, le président-directeur général du groupe puisque "sa contribution sera particulièrement décisive pour relever les défis d’avenir du groupe EDF dans le domaine du nucléaire, des énergies renouvelables et de la réforme du marché européen de l’électricité".
Des défis d’avenir qui s’annoncent en effet nombreux, à la fois sur l’année à venir mais aussi à des échéances plus courtes. Si le retrait effectif de la Bourse de l’énergéticien n’est pas toujours pas acté alors que l’Etat est désormais actionnaire du groupe à hauteur de plus de 95 %, c’est parce qu’une demande de sursis a été déposée par les actionnaires minoritaires du groupe devant la Cour d’appel de Paris. En cause : la contestation du prix de rachat de 12 euros par action proposé par la puissance publique. L’audience est ainsi prévue pour le 23 mars.
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