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Présidence du Medef : le match est-il déjà joué ? / Patrick Martin et Dominique Carlac’h favoris à moins que…
Qui sera le 5ème président du Mouvement des Entreprises de France (Medef) ? Ils sont pour l’instant officiellement trois à concourir à l’élection qui doit se dérouler le 6 juillet prochain, avec dans l’ordre de déclaration Dominique Carlac’h, vice-présidente et porte-parole du Medef, Patrick Martin, président délégué de l’organisation patronale, et Pierre Brajeux, président délégué de la Fédération française de la sécurité privée. Trois candidats et un point commun : tous ont déjà été candidats, en 2018, à la présidence au moment de la succession de Pierre Gattaz.
Patrick Martin, l’homme de terrain
Cinq ans plus tard, l’ex "troisième homme" de 2018, Patrick Martin, est aujourd’hui grand favori dans la campagne qui s’est ouverte le 6 mars dernier. Il faut dire que le bras droit de Geoffroy Roux de Bézieux connaît parfaitement le fonctionnement de l’organisation patronale, et ce aussi bien au niveau national que sur le terrain pour avoir été, au cours de son parcours, président d’un Medef départemental (l’Ain) et d’un Medef régional (Auvergne-Rhône-Alpes). Surtout, l’homme de 63 ans a été en première ligne sur les nombreux sujets qui ont lourdement impacté les grandes entreprises depuis cinq ans (les gilets jaunes, la crise sanitaire, énergétique, les retraites, le partage de la valeur…). Avec une campagne qu’il veut placer sous le signe de "la croissance", le président de Martin-Belaysoud Expansion, entreprise spécialisée dans la distribution professionnelle, incarnera donc une forme de continuité avec son prédécesseur.
Dominique Carlac’h, l'atout social
Mais il n’est pas le seul. Dominique Carlac’h, 54 ans, peut aussi revendiquer un prolongement de l’action de Geoffroy Roux de Bézieux. Celle qui avait également rejoint la candidature de l’actuel patron des patrons en 2018 souhaite cependant apporter une dimension plus sociétale à l’action de l’organisation patronale. Rappelons en effet que c’est elle qui porte au sein de l’organisation les travaux de responsabilité sociétale des entreprises pour en faire des leviers d’attractivité et de compétitivité. Deux thèmes qui seront chers à sa nouvelle campagne dont le principal challenge sera de conquérir le terrain. A la différence de Patrick Martin, elle n’a en effet jamais piloté de Medef local.
Pierre Brajeux, le faiseur de roi ?
Face à ces héritiers naturels de Geoffroy Roux de Bézieux, Pierre Brajeux fait donc pour le moment figure de seul candidat de rupture. Et encore. Déterminé à faire vivre au Medef, "un changement de cap", il a articulé sa campagne autour de trois thématiques : la simplification (moins de contraintes administratives pour les entreprises), la valeur travail et l’allègement de la fiscalité. Des axes de travail que l’on retrouve aussi chez les deux autres candidats déclarés. Pierre Brajeux et Patrick Martin se connaissent d’ailleurs très bien. Ce dernier avait même monté, en 2018, un "ticket à trois" avec lui et Fabrice Le Saché, autre vice-président et porte-parole du Medef, dans le cadre de la succession de Pierre Gattaz. A noter que Fabrice Le Saché a d’ailleurs d’ores et déjà apporté son soutien au numéro deux du Medef.
Pour l’heure, d’autres prétendants pourraient s’engager dans la bataille, tels que Olivier Klotz, président du Medef Alsace et lui aussi déjà candidat en 2018 qui se serait déclaré. Quant à Alexandre Saubot, le patron de France Industrie et ancien rival de Geoffroy Roux de Bézieux en 2018, il laisse encore durer le suspens. Un nombre trop important d’aspirants à la présidence pourrait toutefois s’avérer dangereux pour la validation des candidatures prévue le 9 mai prochain. En effet, en vertu du nouveau règlement du Medef, chaque prétendant doit réunir 150 parrainages (sur 550 membres de l’assemblée générale) pour rester dans la phase finale de la compétition et non plus 50 comme lors de l'élection précédente.
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