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Politique / Politique budgétaire / élection

Quand la politique budgétaire met d’accord tous les bords politiques / La hausse des dépenses s’est imposée sur le globe avec les années

Plus de 4 500 programmes politiques passés au crible et 720 élections nationales plus tard, le Fonds monétaire international dévoile sur son blog qu’il existe une tendance croissante à la dépense publique. L’adoption au fil du temps de règles budgétaires ne semble pas avoir enrayé cette dynamique.  
Election présidentielle au Sri Lanka. Photo by Ishara S. KODIKARA / AFP
Election présidentielle au Sri Lanka. Photo by Ishara S. KODIKARA / AFP

Une recette qui fait école. Plus d’un demi-siècle d’élection en tout genre analysé pour que le Fonds monétaire international ait un constat en tête : celui que "la politique budgétaire expansionniste semble être un exemple de la façon dont les politiciens tiennent leurs promesses électorales". Pour expliquer ce diktat, il est notamment argué "qu’une augmentation de 5 % de la part des programmes suggérant des dépenses futures est suivie d’une augmentation des déficits primaires pouvant atteindre 0,5 point de pourcentage du PIB sur plusieurs années dans la période de l’après-guerre froide ".

 

À tout va

 

Or cette hausse du déficit est considérée comme "principalement due à une expansion progressive des initiatives de dépenses plutôt qu’à des réductions d’impôts". Les appétences des électeurs sont pointées du doigt comme expliquant cette tendance à toujours plus de dépense. Les thèmes qui leur tiennent à cœur sont jugés dépensier à plus d’un titre, qu’il s’agisse de lutter contre le réchauffement climatique, d’assurer la défense de la nation ou encore de faire face à une population vieillissante. Cette volonté de toujours plus l’est "de préférence à un coût faible ou nul. Et les responsables politiques veulent les votes des citoyens".

Au-delà de cette prédominance de la dépense sur la scène politique, les membres de l’institution actent d’une défaite celle de "la rhétorique de restriction budgétaire a perdu la faveur de tous les domaines au cours des trois dernières décennies, après avoir été particulièrement populaire dans les années 1980 ".

 

Effet de cause à effet

 

Le discours budgétaire n’en est pas pour autant insensible à la santé de l’économie, la publication explique qu’il " devient plus conservateur dans des conditions économiques plus défavorables". A contrario, un "discours plus prononcé en faveur des dépenses publiques au cours des élections se traduit par des déficits budgétaires plus élevés au cours des 5 à 8 années suivantes".

Un examen des différentes élections au sein d’un même pays a également été mené, il confirme l’hypothèse d’un discours davantage portée sur la restriction dans le cas d’un "déficit budgétaire [qui] est supérieur d’un point de pourcentage du produit intérieur brut (PIB), [ils] comportent en moyenne 0,22 point de pourcentage de moins de discours sur l’expansion et 0,1 point de pourcentage de plus de discours sur la restriction".

Dans le cas d’un choc de restriction budgétaire, c’est avant tout les augmentations de recettes qui ont eu le vent en poupe afin de faire diminuer petit à petit les déficits. De ce point de vue là "l’adoption généralisée de règles budgétaires n’a pas entraîné de réduction du discours en faveur des dépenses, ce qui suggère que leur succès n’est que partiel ".

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