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Entreprises / Actions / UBS / Crédit Suisse / Sergio Ermotti / Ralph Hamers / Colm Kelleher

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UBS / Crédit Suisse / Sergio Ermotti / Ralph Hamers / Colm Kelleher

UBS : une AG pour réaffirmer la primauté de la gestion de fortune / Sergio Ermotti a pris les commandes

La première assemblée générale d’UBS depuis le rachat de Credit Suisse a donné l’occasion à ses dirigeants de rassurer les actionnaires sur l’opération et le modèle économique de la nouvelle entité combinée. La stratégie n’a pas changé, la gestion de fortune reste la priorité.
Colm Kelleher, le président du conseil d'administration d'UBS - Ruetschi/ROPI-REA
Colm Kelleher, le président du conseil d'administration d'UBS - Ruetschi/ROPI-REA

Au lendemain de la dernière assemblée générale de ses 167 ans d’histoire de Credit Suisse, UBS réunissait à son tour mercredi ses actionnaires dans une ambiance un peu différente. "Nous avons généré des résultats records et la plus grande partie de ces bénéfices vous est revenue !", a déclaré Ralph Hamers, le directeur général, devant les 1 128 d’entre eux qui avaient fait le déplacement à Bâle. Un patron sur le départ, dont le bilan à la tête de la première banque suisse lui aurait permis de prolonger sans problème son mandat si la première banque suisse n’avait pas dû racheter dans l’urgence sa consoeur Credit Suisse.

Son remplaçant, Sergio Ermotti, prenait justement ses fonctions mercredi à l’issue de l’assemblée. Beau joueur, Ralph Hamers s’est déclaré "convaincu qu’il conduira [it] l’entreprise en toute sécurité au cours de cette nouvelle phase". Le nouveau venu est un revenant, puisqu’il a l’expérience d’avoir déjà dirigé l’établissement de 2011 à 2020. Il avait su repositionner l’établissement à la suite des graves défis posés par la crise financière de 2008-2009. Un curriculum vitae adapté à la situation.

"Sergio [Ermotti] est bien placé pour diriger notre entité combinée. Il possède à la fois une expérience unique et une connaissance approfondie du secteur des services financiers en Suisse et dans le monde. Nous sommes convaincus que cette décision contribuera à une intégration réussie", a déclaré de son côté Colm Kelleher, le président d’UBS.

 

Nouveau programme de rachat d’actions

 

L’intégration à venir de Credit Suisse constituait évidemment le sujet phare de l’assemblée, celle-ci donnant l’occasion aux dirigeants de donner des précisions sur l’opération et de rassurer des actionnaires potentiellement inquiets du rachat d’un établissement au bord de la faillite. Et si d’aucuns auraient pu s’alarmer que le rachat de la deuxième banque suisse modifie l’équilibre des activités d’UBS et augmente son exposition au métier risqué de banque d’investissement, le dirigeant a mis les choses au clair.

"Nous allons réduire considérablement le montant du capital alloué à la banque d’investissement pour le ramener en dessous de 25 % des actifs pondérés des risques", a-t-il assuré. "Je le répète : nos ambitions de croissance sont centrées sur la gestion de fortune et d’actifs. Il s’agit d’une activité que nous connaissons bien et […] qui présente des risques relativement faibles. Elle continuera d’être notre principal axe de croissance à l’avenir", a-t-il ajouté.

Les actionnaires ont reconduit à une très large majorité de 89,85 % le dirigeant dans ses fonctions de président du conseil d’administration. Ils ont également voté en faveur du renouvellement de tous les membres du conseil et approuvé leur rémunération ainsi que celle des membres de la direction. Les actionnaires ont aussi approuvé à 94,99 % un nouveau programme de rachat d’actions pour 2023, et ce, bien que le rachat forcé de Credit Suisse ait contraint la banque à les suspendre momentanément.

"Nous nous engageons à les reprendre dès que possible. C’est la raison pour laquelle nous avons maintenu le vote sur un nouveau programme de rachat d’actions à l’ordre du jour de l’assemblée générale d’aujourd’hui", a justifié Colm Kelleher.

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