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Publicis / Artur Sadoun / Publicis Sapient

Publicis est le nouveau numéro deux mondial de la publicité / Sa croissance organique lui permet de dépasser Omnicom

Publicis s’est hissé au deuxième rang mondial de son secteur au premier trimestre, porté par une croissance organique supérieure aux attentes. Les nouveaux budgets remportés par le groupe d’Arthur Sadoun sur les trois premiers mois de l’année confortent ses prévisions annuelles, et ce malgré un environnement économique mondial plus difficile.
Arthur Sadoun, le président du directoire à l'assemblée générale de Publicis - Denis ALLARD/REA
Arthur Sadoun, le président du directoire à l'assemblée générale de Publicis - Denis ALLARD/REA

Il s’en est fallu de peu. Publicis n’alignera pas un quatrième trimestre consécutif de croissance organique à deux chiffres, mais nulle déception cependant à la lecture des chiffres d’activité publiés jeudi par le premier groupe publicitaire français au premier trimestre. Son revenu net a atteint 3,46 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, en hausse de 10%, et la croissance organique de 7,1% dépasse nettement la progression de 4,5% anticipée par le consensus des analystes.

Le rythme affiché est supérieur aussi à celui de 5,2% de l’américain Omnicom, qui en perd sa deuxième place mondiale de la publicité sur la base d’un revenu de 3,44 milliards de dollars, soit 3,13 milliards d’euros. C’est l’événement de ce début d’année. Publicis est le nouveau numéro deux du secteur, devant donc son concurrent le plus proche avec lequel il avait failli fusionner il y a dix ans. A croître systématiquement plus vite que son secteur, l’on finit par rattraper ses rivaux.

Bien sûr, ce nouveau statut demande à être confirmé. Mais le fait est que beaucoup de chemin a été parcouru depuis le projet de fusion avorté avec Omnicom en 2013. Publicis réalisait alors un revenu d’un peu moins de 7 milliards d’euros, quand celui de son concurrent américain s’élevait à 14,6 milliards de dollars, soit 10,7 milliards d’euros de l’époque. La réduction de l’écart s’est accélérée ces dernières années. "Depuis 2019, notre revenu net publié a progressé de 45% au premier trimestre, dont 18% en organique", a souligné Arthur Sadoun, le président du directoire de Publicis.

 

Nouveaux gains de budgets

 

Ce changement de dimension est le fruit, faut-il le rappeler, des deux grands investissements stratégiques réalisés par l’entreprise sur la dernière décennie : le rachat en 2015 de Sapient dans la transformation numérique, et d’Epsilon en 2019 dans l’analyse de données. Deux opérations qui permettent depuis à la société de capturer l’évolution des investissements des clients dans la data, la technologie et la transformation digitale. Epsilon et Publicis Sapient ont généré des croissances organiques de 10% et 11% respectivement au premier trimestre.

L’intégration des données en temps réel d’Epsilon et de la technologie de Publicis Sapient dans les activités de création et de médias constitue un atout clé au moment de gagner de nouveau budgets. Après avoir été en 2022 en tête des classements de new business du secteur pour la quatrième fois en cinq ans, la dynamique s’est poursuivie au premier trimestre avec des gains tels que Adobe ou Walgreens Media, Sonepar en transformation digitale, Mondelez Production et Dunkin US Creative.

C’est logiquement que le groupe a donc confirmé ses prévisions pour l'année en cours. Il table sur une croissance organique comprise entre 3% et 5%, en précisant viser désormais le haut de cette fourchette. Le publicitaire a par ailleurs confirmé anticiper un taux de marge opérationnelle compris entre 17,5% et 18% et un flux de trésorerie disponible d'environ 1,6 milliard d'euros cette année.

En Bourse, l’action Publicis a cédé 0,9% jeudi, à 76,1 euros, sachant qu’elle avait beaucoup progressé ces dernières semaines, avec un nouveau plus haut historique à 78 euros atteint début mars. Le titre est la cinquième meilleure performance parmi les valeurs du CAC 40 depuis le début de l’année, avec une hausse de 28%.

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