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Publicis bat les prévisions de croissance mais reste prudent

Publicis a fait état jeudi d'une croissance organique au premier trimestre supérieure aux attentes, sans toutefois revoir ses prévisions pour l'ensemble de l'année, du fait des incertitudes économiques.

Le troisième groupe publicitaire mondial, Publicis a signé un début d’année meilleur que prévu, enregistrant un revenu net de 2,8 milliards d'euros, en croissance organique de 10,5 % sur un an. "Nous avons connu un très bon début d'année à la fois sur le plan financier et commercial", a commenté le président du directoire, Arthur Sadoun. Mais si les résultats du premier trimestre auraient pu conduire Publicis à relever ses prévisions de croissance, Arthur Sadoun a émis des réserves du fait de l'impact éventuel de la situation sanitaire mondiale, de l'évolution du conflit en Ukraine et de la hausse des prix des matières premières et de l'énergie. Le président du directoire a néanmoins réaffirmé sa confiance dans la capacité du groupe à atteindre une croissance organique dans le haut de la fourchette annuelle, inchangée, entre 4 % et 5 %.

Sur le premier trimestre, nous n'avons pas senti l'impact de l'inflation sur les investissements de nos clients” a expliqué Arthur Sadoun. En données organiques, le revenu net de Publicis a progressé de 8,1 % au premier trimestre en Amérique du Nord, où le groupe français coté au CAC 40 réalise 62,4 % de son activité. Ce même indicateur a augmenté de 8 % aux États-Unis, grâce aux robustes performances de la société de marketing par analyse des données Epsilon, rachetée en 2019. Les activités en Asie ont quant à elles progressé de 14,4 %, avec une croissance organique en Chine de 10,6 %, réalisée grâce à des gains de nouveaux budgets comme l'Oréal et Pepsi. Le continent européen a bénéficié de son côté d'un fort rebond de +14,9 % grâce à la France et au Royaume-Uni.

Cette croissance, le groupe, qui détient les agences de publicité Leo Burnett et Saatchi & Saatchi, la doit à ses activités dans la data et la tech qui représentent aujourd'hui 30 % de ses revenus, et 40 % de sa croissance. Sur les trois premiers mois de l'année, Publicis Sapient, spécialisée dans la transformation numérique, et Epsilon, sa filiale spécialisée dans la data, affichaient respectivement une progression de 18,5 % et de 6,7 %. “Notre modèle connectant la data, la création, les médias et la technologie joue à plein." fait valoir le président du directoire de Publicis Groupe. "Sapient (transformation digitale) et Epsilon (data) représentent aujourd'hui un tiers de nos revenus”. “La moitié de la croissance de Sapient provient de nouveaux clients. Avec des budgets gagnés en compétition contre des concurrents comme Accenture, Deloitte” ajoute-t-il, soulignant également la priorité d'investissement des entreprises pour la transformation de leur business et de leur modèle marketing, avec la data au cœur de la stratégie.

Par ailleurs, le mois dernier, Publicis annonçait son désengagement de Russie qui représentait 0,5 % de son chiffre d'affaires. Cette cession, effective immédiatement, a conduit à une perte de cession exceptionnelle de 87 millions d'euros dans les comptes du premier trimestre. La Russie est déconsolidée depuis le 1er avril 2022.

Mais en dépit de la guerre en Ukraine et de l'inflation qui continue d'atteindre des sommets partout dans le monde, Publicis anticipe toujours pour 2022 un taux de marge opérationnelle d'environ 17,5 % et un flux de trésorerie disponible de 1,4 milliard d'euros. Le numéro trois de la communication table aussi toujours sur une croissance de 4 à 5 % sur l'année mais ne relève pas ses objectifs. "La situation sanitaire mondiale, l'évolution du conflit en Ukraine et les conséquences de l'inflation pour ses clients créent trop d'incertitudes" pour relever ces deux objectifs "à ce stade", a estimé Publicis. "Malgré l'incertitude du contexte macroéconomique, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre, grâce à la force de notre modèle, tous les objectifs financiers pour 2022 que nous avions fixés en début d'année", a précisé Arthur Sadoun. Pour les prochains mois, le groupe réserve une enveloppe d'investissements de 400 à 600 millions d'euros. Il prévoit de réaliser de nouvelles acquisitions de taille moyenne dans la data et le commerce, en dehors des États-Unis.

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