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Entreprises / Actions / Wendel / Bureau Veritas / Laurent Mignon / Crisis Prevention Institute / Constantia Flexibles

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Wendel / Bureau Veritas / Laurent Mignon / Crisis Prevention Institute / Constantia Flexibles

Wendel freiné par le non coté / En attendant que la stratégie de Laurent Mignon monte en puissance

Outre Bureau Veritas, le premier trimestre de Wendel met en évidence les bonnes performances de Constantia Flexibles et de Crisis Prevention Institute. La progression mesurée de l’actif net réévalué traduit en revanche un recul de la valorisation du portefeuille non coté, alors que la nouvelle stratégie impulsée par Laurent Mignon produira ses effets à plus long terme.
Laurent Mignon, le président du directoire de Wendel - Romain GAILLARD/REA
Laurent Mignon, le président du directoire de Wendel - Romain GAILLARD/REA

Un premier trimestre très actif. L’arrivée en janvier de Laurent Mignon à la tête de Wendel s’est déjà traduite par de nouvelles ambitions stratégiques, un nouveau financement de taille, et une première acquisition d’envergure.

Dans le même temps, la société d’investissement a vu son chiffre d’affaires progresser de 10,4 %, pour s’élever à 2,18 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, a-t-elle annoncé jeudi. Une croissance à deux chiffres "porté [e] en particulier par les bonnes performances de Bureau Veritas, Constantia Flexibles et de Crisis Prevention Institute", a souligné Laurent Mignon, le président du directoire. La bonne orientation du portefeuille de participation repose effectivement sur ces trois sociétés.

Tandis que l’activité de Bureau Veritas profite à plein de la dynamique des solutions liées à la durabilité et à l’ESG, l’autrichien Constantia Flexibles, spécialiste de l’emballage flexible, bénéficie lui notamment de la forte augmentation des volumes de ventes de division Pharma. Quant à Crisis Prevention Institute, le leader américain des programmes de formation à la prévention des crises et à la gestion des comportements agressifs, sa croissance est tirée par l’augmentation continue de la base installée de formateurs certifiée.

 

Stahl en retrait

 

En parallèle, l’actif net réévalué (ANR), le principal indicateur de performance pour les holdings d’investissement, a cependant enregistré une croissance plus limitée. L’ANR de Wendel a progressé de 2,8 % au premier trimestre, pour s’établir à 172,5 euros par action. Ce niveau est "légèrement inférieur à notre estimation de 182,5 euros", notent les analystes de Degroof Petercam.

La raison se situe dans le portefeuille de participations privées. Si la valorisation des participations cotées (Bureau Veritas, IHS, Tarkett) a progressé de 7 % à près de 4,8 milliards d’euros, la valorisation des sociétés non-cotées a reculé en revanche de 1 % à 3,4 milliards d’euros.

Lorsque l’on se penche dans le détail sur chaque société du portefeuille, "l’explication pourrait être le début d’année plus faible que prévu de Stahl, dont la croissance organique a été négative", relève Degroof Petercam. Dans le portefeuille de Wendel depuis 2006, Stahl, qui est le leader mondial des revêtements de spécialité et traitements de surface pour matériaux flexibles, a vu ses ventes reculer de 12,5 % à périmètre et taux de change constants l’an dernier.

La société a enregistré des volumes plus faibles que prévu dans ses divisions, partiellement compensés par les prix et des taux de change favorables. Heureusement, du mieux se dessine. "Un redressement du carnet de commandes est observé depuis la fin du premier trimestre 2023" et "Stahl prévoit un rebond progressif de son activité à compter du deuxième trimestre ", indique Wendel.

 

Forte décote sur l’ANR

 

Autour de 100 euros vendredi, le cours de Bourse de Wendel extériorise une décote de plus de 40 % par rapport à l’ANR. Signe que les investisseurs n’intègrent pas déjà les changements à l’œuvre au sein de la société. Il est évidemment bien trop tôt pour mesurer les effets de la nouvelle stratégie impulsée par Laurent Mignon sur le portefeuille.

Comme le fait remarquer le cabinet Oddo BHF, "la route est encore longue avant que les changements opérés actuellement ne se traduisent en termes de création de valeur visible dans l’ANR". Il faut s’attendre en tout cas à de nouveaux investissements après celui annoncé sur Scalian d’un montant de 550 millions d’euros, alors que Wendel a prévu une enveloppe d’investissements d’environ 2 milliards d’euros sur deux ans.

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