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Macro-économie / Taux / Forum économique mondial / croissance mondiale / chefs économistes

Macro-économie / Taux
Forum économique mondial / croissance mondiale / chefs économistes

Les experts sont partagés sur le devenir de l’économie mondiale / La moitié juge probable une récession cette année

Un rapport du Forum économique mondial montre que sur la trentaine de chefs économistes interrogés autour du globe, 45 % estiment au moins “assez probable” que se produise une récession planétaire en 2023. Les retombées des faillites bancaires américaines divisent.
Mykhaylo Palinchak/ZUMA-REA/ZUMA
Mykhaylo Palinchak/ZUMA-REA/ZUMA

Entre chefs économistes, il n’y a pas de consensus sur la croissance mondiale pour cette année. C’est ce qui ressort d’un rapport du Forum économique mondial (WEF) où trente-trois chefs économistes appartenant aux plus grosses institutions de la planète (entreprises et organisations internationales) sont interrogés sur un vaste panel de problématiques.

C’est ainsi que 42 % des chefs économistes sondés par le WEF estiment “plutôt probable" qu’une récession mondiale se déclenche cette année tandis que 3 % la jugent “extrêmement probable". À l’inverse, 42 % la jugent “plutôt improbable” et 3 % “extrêmement improbable” tandis que 10 % ne la jugent ni probable ni improbable.

D’après le WEF, “cette polarisation des réponses suggère qu’il n’y a pas de consensus sur la manière d’interpréter et d’évaluer les données émergentes sur la santé de l’économie mondiale, une tendance qui peut avoir été intensifiée par le fait que l’enquête a été réalisée pendant la période volatile de stress financier qui a suivi l’effondrement de la Silicon Valley Bank”.

Interrogés sur la nature du choc que constituent les faillites de plusieurs banques américaines régionales, les chefs économistes se montrent là aussi divisés bien que dans une moindre ampleur qu’à propos de la conjoncture économique mondiale. En effet, 69 % avancent qu’il s’agit d’épisodes isolés avec un impact faible quand 31 % estiment que ces banqueroutes témoignent d’une vulnérabilité de type systémique.

Les retombées économiques qu’auront ces faillites font également débat. De fait, à l’occasion de sa conférence de presse de la fin mars, Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), avait déclaré que les événements survenus dans le système bancaire étaient “susceptibles d’entraîner un resserrement des conditions de crédit pour les ménages et les entreprises, ce qui aurait une incidence sur les performances de l’économie”.

A cet égard, selon 82 % des chefs économistes interrogés, les entreprises auront plus de difficultés à obtenir des prêts bancaires à la suite des perturbations financières de cette année. Dans le détail, des estimations du FMI montrent que cet épisode de tension financière pourrait coûter, au travers du resserrement des conditions de crédit qui s’ensuivraient, environ 0,5 point de Produit intérieur brut (PIB) tant à la zone euro qu’aux États-Unis à l’horizon d’un an.

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