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FMI croissance mondiale

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Le FMI est requinqué par le vaccin

L’institution de Washington a revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour 2021. Un regain d'optimisme qui ne doit pas cacher des disparités significatives entre économies avancées et économies émergentes et en développement.
Gina Gopinath - Cheffe économiste du FMI - DR
Gina Gopinath - Cheffe économiste du FMI - DR

"Beaucoup dépend maintenant de l'issue de cette course entre un virus en mutation et des vaccins pour mettre fin à la pandémie, et de la capacité des politiques à fournir un soutien efficace en attendant que cela se produise", a avancé Gita Gopinath, cheffe économiste du Fonds monétaire international (FMI). Malgré ces incertitudes, le FMI a revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour 2021. En effet, il anticipe désormais une augmentation de 5,5% du Produit intérieur brut mondial (PIB) – soit 0,3 point de plus que lors de ses dernières prévisions en octobre dernier.

Un regain d’optimisme qui reflète "les effets positifs du début des vaccinations dans certains pays, le soutien supplémentaire en termes de politique économique à la fin de 2020 dans des économies telles que les États-Unis et le Japon et l'augmentation prévue des activités à forte intensité de contact à mesure que la crise sanitaire s'atténue", a expliqué Gita Gopinath. Elle a tenu à préciser néanmoins que ces bonnes nouvelles sont contrebalancées par une dynamique économique à très court terme "un peu plus sombre" en raison des mesures de restriction encore en vigueur.

Dans le détail, le FMI prévoit une croissance de 4,3% pour les économies avancées. Deux fois moins touchés que la zone euro, les Etats-Unis rebondiraient tout de même plus vite en 2021 (5,1% contre 4,2%). Parmi les quatre plus grandes économies de la zone euro, c’est l’Espagne qui devrait connaître la plus forte augmentation de son PIB (5,9%) juste devant la France (5,5%). Le Japon, lui, verrait son économie croître de 3,1%. Du côté des économies émergentes et en développement, l’institution de Washington prévoit une croissance de 6,3%. Et l’Inde (11,5%) et la Chine (8,1%) de faire la course largement en tête.

Si d’après ces chiffres, les économies émergentes et en développement semblent mieux s’en sortir dans la crise pandémique (rappelons qu’en 2020, leur PIB a chuté deux fois moins vite que les économies avancées), ce sont paradoxalement elles qui ont le plus perdu lors du terrible épisode que nous connaissons. En effet, lorsque l’on compare les trajectoires prévues par le FMI des économies avancées et émergentes pour 2022 en comparaison avec le niveau qu’elles auraient atteint sans la crise pandémique, on s’aperçoit alors que les économies avancées affichent un déficit de création de richesse d’un peu plus de 2% contre près de 4,5% pour les économies émergentes et en développement. Plus globalement, Gita Gopinath estime que la perte de production cumulée prévue sur la période 2020-2025 par rapport aux niveaux prévus avant la pandémie atteint 22.000 milliards de dollars.

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