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Macro-économie / Taux / Transition climatique / rapport / Forum économique mondial / Accenture / industrie

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Décarbonation : ces milliers de milliards de dollars dont l’industrie a besoin / Il faut dire qu’elle représente 40 % des émissions de CO2

En vue d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, huit secteurs clés de l’industrie devront mobiliser des investissements massifs. Ils sont estimés à 13 500 milliards de dollars, selon un rapport du Forum économique mondial, réalisé en collaboration avec Accenture.
Usine sidérurgique en Allemagne - SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Usine sidérurgique en Allemagne - SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Les milliers de milliards de dollars vont devoir pleuvoir sur l’industrie pour son verdissement. C’est le constat tiré par le Forum économique mondial et le cabinet Accenture dans un rapport. Huit industries - acier, ciment, aluminium, ammoniac, à l’exclusion d’autres produits chimiques, pétrole et gaz, aviation, transport maritime et routier – auraient besoin de 13 500 milliards de dollars pour se décarboner, d’après le rapport Net Zero Industry Tracker.

Il faut dire que ces secteurs sont responsables de 40 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (soit plus qu’aucune économie prise individuellement) et qu’ils dépendent des combustibles fossiles pour 90 % de leur demande énergétique. "La décarbonation de ces secteurs industriels et de transport est essentielle pour atteindre zéro émission, d’autant plus que la demande pour les produits industriels et les services de transport restera forte", souligne Roberto Bocca, responsable de l’énergie, des matériaux et de l’infrastructure au Forum économique mondial. Dans le détail, des secteurs tels que ceux du ciment et de l’acier sont confrontés aux défis de décarbonation les plus complexes en raison de leur intensité énergétique. En effet, leur consommation d’énergie équivaut à plus de trois fois celle des États-Unis.

Le rapport indique que des investissements importants dans l’infrastructure, accompagnés de politiques et d’incitations renforcées sont nécessaires pour permettre aux industries de passer à des technologies à faibles émissions, tout en garantissant l’accès à des ressources abordables et fiables cruciales pour la croissance économique. La majorité des technologies nécessaires pour atteindre zéro émission nette devraient accéder à leur maturité commerciale après 2030, soulignant la nécessité d’approches collaboratives pour les rechercher, les développer, les démontrer et les déployer à grande échelle, lit-on également dans le rapport.

En outre, "il est impératif de prendre rapidement des mesures pour décarboner et améliorer l’efficacité énergétique, faute de quoi la demande de combustibles fossiles dans les secteurs industriels clés, qui a augmenté de 8 % en moyenne au cours des trois dernières années, augmentera de manière très significative d’ici à 2050", avance Roberto Bocca.

Selon le rapport, la tarification du carbone, les subventions publiques ou encore l’élaboration de dossiers commerciaux solides peuvent contribuer à mobiliser les investissements nécessaires. "Toutefois, dans l’environnement macroéconomique actuel, il pourrait être difficile de mobiliser des capitaux pour des projets à haut risque dont les technologies n’ont pas encore fait leurs preuves. Les investisseurs institutionnels et les banques multilatérales peuvent donc jouer un rôle important en donnant accès à des capitaux à faible coût liés à des objectifs d’émissions ; il est également essentiel d’adapter les modèles financiers aux besoins des différentes industries et régions", indiquent Accenture et le Forum économique mondial.

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