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Société Générale revoit son positionnement stratégique en Afrique / Plusieurs filiales vendues, la Tunisie sur la sellette
Première décision stratégique pour Slawomir Krupa quelques semaines seulement après son entrée en fonction à la direction générale de Société Générale. La banque de la Défense a, en effet, annoncé ce jeudi avoir signé des accords en vue de la cession de ses filiales au Congo et en Guinée équatoriale au groupe bancaire panafricain Vista et de celles situées en Mauritanie et au Tchad au groupe Coris.
Ces différents accords prévoient la cession totale des parts du groupe dans ces filiales détenues respectivement à 93,5 % pour Société Générale Congo, à 57,2 % pour Société Générale de Banques en Guinée équatoriale, à 95,5 % pour Société Générale Mauritanie et à 67,8 % pour Société Générale Tchad.
Des cessions stratégiques pour le groupe qui souhaite donc désormais se concentrer sur les implantations où il est leader, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire et en Guinée. En effet, en 2022, Société Générale est 6ème au Congo (banque de détail et services financiers internationaux), 4ème au Tchad et en Guinée équatoriale. "L’Afrique est une zone géographique à potentiel de croissance où le groupe a bâti une présence historique et entend concentrer ses ressources sur les marchés où il peut se positionner parmi les banques de tout premier plan, en synergie avec les autres métiers du groupe et avec une taille critique permettant une contribution satisfaisante et durable à la création de valeur. Le Groupe reste également pleinement engagé dans l’accompagnement de ses grands clients sur le continent africain, à travers ses franchises mondiales de banque de financement et d’investissement" a fait savoir la banque.
Pour rappel, Société Générale est aujourd’hui l’une des banques internationales les plus fortement implantées en Afrique et la première en Afrique de l’Ouest. Un développement démarré à la fin des années 1950 et qui lui a rapporté un produit net bancaire de 1,8 milliard d’euros l’année dernière. A la suite de ces cessions qui devraient être finalisées d’ici la fin de l’année, le groupe sera donc présent en Côte d’ivoire, en Guinée, au Sénégal, au Cameroun (2ème banque de ces deux pays), au Burkina Faso, à Madagascar, au Bénin, au Ghana, au Togo, au Mozambique, au Maroc et en Algérie.
En revanche, son maintien en Tunisie reste incertain. Elle y est la septième banque du marché. Dans ce contexte, le groupe a annoncé, ce jeudi, dans le même temps, avoir ouvert une réflexion stratégique sur sa participation de 52,34 % au capital de L’Union Internationale de Banques (UIB), filiale de Société Générale en Tunisie. "Cette démarche vise à explorer les options possibles permettant à l’UIB de mieux mettre en œuvre son potentiel de développement dans les années qui viennent, au bénéfice de ses actionnaires, de ses clients et de ses collaborateurs. Dans ce cadre, un processus non exclusif est engagé", a précisé la banque.
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