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Société Générale continue de se délester de ses filiales africaines / La banque veut dire adieu au Burkina Faso et au Mozambique
La Société Générale a réduit encore un peu plus sa présence en Afrique. Après les filiales situées au Congo, en Guinée équatoriale, en Mauritanie et au Tchad en juin dernier, c’est au tour de celles au Burkina Faso et au Mozambique d’être cédées. La banque de la Défense vient en effet d’annoncer la signature de deux accords avec le groupe panafricain Vista, présidé par l’homme d’affaires américain natif du Burkina Faso et ancien banquier d’affaires chez Morgan Stanley, Simon Tiemtoré, en vue de la cession totale de ses parties dans ses deux filiales locales, Société Générale Burkina Faso et Banco Société Générale Moçambique.
Celles-ci étaient respectivement détenues à 52,6 % et 65 % par la banque rouge et noire. Selon les engagements pris, le groupe Vista reprendrait la totalité des activités opérées par ces deux entités, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients et l’ensemble des collaborateurs.
Pour Société Générale, négocier en Afrique avec le groupe Vista (qui a également fait l’acquisition dans le passé de plusieurs filiales de BNP Paribas sur le continent) est donc devenu une habitude, c’est en effet lui qui s’est déjà engagé à racheter les filiales congolaises et équato-guinéennes (le groupe Coris a repris celles de Mauritanie et du Tchad). L’on note qu’au Congo, le dossier ne fut pas simple à mener, l’Etat ayant bloqué la transaction avant de prendre le contrôle de la filiale pour la revendre au groupe gabonais BGFIBank.
Si ces nouvelles ventes devraient être effectives l’année prochaine et sont également soumises à autorisation, elles s’inscrivent dans le plan de cessions stratégiques que souhaite mener la banque, l’une des premières décisions de Slawomir Krupa lors de son arrivée à la direction générale en mai dernier.
Pour rappel, le groupe veut, en effet, se concentrer sur les implantations où il est leader du marché comme c’est le cas, au troisième trimestre 2023, en Côte d’Ivoire, à Madagascar et en Guinée (1 er), ou de le devenir éventuellement comme au Sénégal et au Cameroun (2 ème place pour le moment). "L’Afrique est une zone géographique à potentiel de croissance où le groupe a bâti une présence historique et entend concentrer ses ressources sur les marchés où il peut se positionner parmi les banques de tout premier plan, en synergie avec les autres métiers du groupe et avec une taille critique permettant une contribution satisfaisante et durable à la création de valeur", avait expliqué la banque en juin dernier.
Au troisième trimestre, sa présence en Afrique a encore rapporté à Société Générale un produit net bancaire de 1,4 milliard d’euros. Par ailleurs, elle y comptait encore 4,5 millions de clients à la même époque.
Le sort de la filiale située en Tunisie (52,34 % des parts détenues), où elle est le plus mal rangée de toutes ses entités sur le continent (7 ème banque du marché) reste, pour l’heure, en suspend, le groupe poursuivant sa réflexion sur sa conservation ou non.
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