Dirigeants, gouvernance / Bureau Veritas / Didier Michaud-Daniel / Hinda Gharbi / Aldo Cardoso / Laurent Mignon / Wendel / Assemblée générale / Conseil d'administration / Président du conseil d'administration / directeur général
Dirigeants, gouvernance
Bureau Veritas / Didier Michaud-Daniel / Hinda Gharbi / Aldo Cardoso / Laurent Mignon / Wendel / Assemblée générale / Conseil d'administration / Président du conseil d'administration / directeur général
De grands changements à la tête de Bureau Veritas / Didier Michaud-Daniel et Aldo Cardoso tirent leur révérence
C’est avec émotion que Didier Michaud-Daniel a pris la parole, ce jeudi après-midi, à l’assemblée générale de Bureau Veritas. Après onze années de bons et loyaux services à la direction du groupe de certification et de contrôle de la qualité, il a en effet passé le flambeau à la directrice générale adjointe de la société, Hinda Gharbi. "Onze années d’engagement total, de défis, accompagné d’une équipe qui réunit aujourd’hui plus de 80 000 collaborateurs dans le monde. Onze années de plaisir aussi, à avoir été au service de la société dans son ensemble", a retracé le désormais ex-directeur général devant ses actionnaires.
Un peu plus d’une décennie, donc, à piloter Bureau Veritas durant laquelle l’environnement du groupe a bien changé. "En 2012, à mon arrivée, nous ne nous doutions pas des crises que Bureau Veritas allait devoir affronter : la crise de la construction, le Covid, les tensions géopolitiques, la guerre en Europe ou l’urgence climatique. Mais j’avais déjà une vision claire et une chose est sûre, c’est que le point de destination n’a pas changé. Pas à pas, centimètre par centimètre, nous avons rendu notre entreprise résiliente", s’est-il ainsi félicité.
Sa longue carrière chez Bureau Veritas, témoignage d’une certaine fidélité, fait d’ailleurs écho à la manière dont Didier Michaud-Daniel a eu l’habitude de gérer son parcours professionnel. Car avant de rejoindre la société membre du CAC 40 ESG, il aura passé une trentaine d’années chez le numéro un de la fabrication d’ascenseurs, Otis. Ce diplômé de l’INSEAD y a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur commercial, en 1981.
Il y gravira par la suite progressivement les échelons et finira par s’exporter pour devenir le président d’Otis Elevator, aux Etats-Unis, en 2008. Quatre années plus tard, il signera donc son retour dans l’Hexagone en prenant la direction générale de Bureau Veritas.
"Je te souhaite tout le succès que tu mérites et que notre entreprise mérite aussi", s’est adressé Didier Michaud-Daniel à sa successeure, Hinda Gharbi. Une successeure qu’il connaît par ailleurs déjà bien, puisque la passation de pouvoir entre les deux dirigeants a été organisée.
Depuis un an
L’assemblée générale de l’année passée avait d’ores et déjà été l’occasion, pour le groupe, de souligner à ses actionnaires qu’une transition graduelle serait mise au point. Cette ingénieure de formation avait alors rejoint Bureau Veritas un mois auparavant, en qualité de directrice des opérations. Puis, au début de l’année 2023, elle sera promue directrice générale adjointe, avant donc de reprendre les rênes de la direction générale ce jeudi.
Elle a précédemment fait ses armes, durant 26 années, au sein de la multinationale de services et d’équipements pétroliers Schlumberger. Elle a intégré le groupe en 1996, aux Etats-Unis, en tant qu’ingénieure de terrain. Elle y restera huit années, avant d’occuper différentes fonctions de direction en France, en Asie, aux Etats-Unis à nouveau, puis en Angleterre.
Un vernis international qui sera bien sûrement utile à Bureau Veritas, qui a réalisé 66 % de son chiffre d’affaires hors de l’Europe l'exercice passé. Avant de présenter, pour la dernière fois, les faits marquants des résultats de l’année 2022, Didier Michaud-Daniel a annoncé : "C’est avec beaucoup d’humilité mais une grande fierté que je passe aujourd’hui la main à Hinda, pour continuer d’écrire cette histoire qui a commencé il y a 200 ans".
L’assemblée générale aura également été l’occasion, pour le conseil d’administration (CA), de voir sa gouvernance évoluer. Aldo Cardoso, après dix-sept années passées au sein du CA dont six à sa présidence, a présenté sa démission de ses fonctions de président et d’administrateur de la société.
A l’unanimité, le CA a décidé de la nomination de Laurent Mignon. A l’occasion de l’annonce, le président du directoire de la société d’investissement Wendel (actionnaire historique de Bureau Veritas, qui détient 35,6 % du capital), a ainsi déclaré : "Le conseil d’administration tient à saluer l’engagement d’Aldo Cardoso tout au long de ses années de présidence dans la conduite des travaux du conseil et de ses comités afin d’accompagner le développement de Bureau Veritas aux côtés du management, au bénéfice du groupe et de ses actionnaires. Sa contribution a notamment été décisive dans l’accompagnement de la transition managériale entre Didier Michaud-Daniel et Hinda Gharbi".
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