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engagements financiers; secteur; déploiement

Macro-économie / Taux / France 2030 / France / Financement

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France 2030 / France / Financement

Un déploiement de France 2030 à deux vitesses / Les engagements financiers pris divergent selon les secteurs

Le plan d'investissement à destination de l'industrie vise une rapide mise en mouvement des filières économiques hexagonales et le premier rapport d’évaluation atteste que cette ambition commence à être atteinte. Cependant, c’est loin d’être encore le cas pour l’intégralité des secteurs, certains délais semblent encore aujourd’hui incompressibles.  
L'industrie française tarde à se décarboner. Emmanuel DUNAND / AFP
L'industrie française tarde à se décarboner. Emmanuel DUNAND / AFP

"La rapidité du déploiement financier de France 2030 ne constitue pas une boussole de France 2030, qui vise avant tout la transformation en profondeur du pays". Le Comité de surveillance des investissements d'avenir veille à rappeler que la rapidité du décaissement et de l’usage des fonds de France 2030 n’est pas le seul critère de réussite de ce dernier. Cependant certains secteurs semblent aujourd’hui être en avance sur d’autres et bénéficier à plein d’un impact prévisionnel qui indique "que le soutien public aux projets d’investissement industriels devrait avoir un effet de levier de 3,5 ".

 

Déploiement à pas feutrés

 

Le rapport d’évaluation de France 2030 remis par Patricia Barbizet, présidente du comité de surveillance des investissements, au gouvernement, révèle que certains des objectifs de financement étaient très loin d’être atteints au 30 avril, en particulier en ce qui touche la décarbonation de l’industrie avec 98 % du montant encore à pourvoir. Un retard qui tiendrait "principalement aux délais de certaines procédures pour engager des projets d’ampleur, notamment dans le cadre de partenariats européens ". Une lenteur préjudiciable alors même que les technologies associées font déjà l’objet d’une concurrence exacerbée à l’international.

On observe également que "l’état d’avancement financier de France 2030 est le plus limité pour les objectifs relatifs à la culture (4 %), aux grands fonds marins (5 %) et au nouvel espace (9 %)." Une des pistes d’amélioration suggérée par le rapport consisterait à " ajuster la gouvernance opérationnelle de France 2030, pour plus de réactivité et d’efficacité, en identifiant des ‘animateurs d’écosystème’ au périmètre clair, et en positionnant les instances interministérielles à un niveau stratégique". Un constat qui s’accompagne de mesures de bon sens telles que la précision des "contours exacts de chacun des objectifs et leviers, ainsi que les périmètres de niveau inférieur qui sont cohérents avec l’animation d’écosystèmes ou de filières" ou encore le repositionnement des "comités de pilotage ministériel opérationnels à un niveau stratégique, veillant notamment à la bonne articulation de France 2030 avec le reste de l’action publique".

 

Les bons élèves

 

À l’inverse, le rapport d’évaluation se targue ainsi que "le déploiement financier est déjà très avancé dans plusieurs domaines d’intervention de France 2030 : 49 % de l’enveloppe envisagée pour l’enseignement supérieur et la recherche est engagée et 39 % des crédits orientés vers le soutien horizontal aux start-ups ont été sollicités". Le document fait également état d’un " avancement différencié des objectifs et leviers de France 2030 [qui] est également reflété par l’engagement financier du plan". On peut s’apercevoir qui si 10 milliards d’euros ont déjà "été engagés au titre des leviers de France 2030, soit 32,1 % de l’enveloppe financière qui leur est fléché", à date ce sont 3,9 milliards d’euros qui "ont été mobilisés dans le cadre des objectifs, soit 15% des moyens disponibles envisagés".

L’occasion pour le comité de surveillance de mettre en avant le rôle "continuum de soutien apporté par France 2030" dans la "transition rapide de la filière automobile vers les véhicules électriques". Un essai à transformer, puisque les longs délais inhérents aux aides européennes laissent augurer un nouveau coup d’accélérateur avec le lancement au " mois de septembre 2022, de dix premiers projets importants d’intérêt européen commun (Piiec) dans les équipements pour l’hydrogène […], déclenchant un investissement prévisionnel de 5,3 milliards d’euros au total".

Un écueil qui n’empêche pas d’observer "quelques dispositifs clés mis en place rapidement par la puissance publique", que ce soit dans le domaine spatial, où "France 2030 a lancé dès la fin d’année 2021 plusieurs dispositifs en soutien des mini et micro-lanceurs, des systèmes pour les services en orbite ainsi que pour les systèmes de surveillance de l’environnement orbital" ou encore dans le domaine de la cybersécurité où il a été possible "en quelques mois de sélectionner et financer 27 entreprises à compter de mi-2021".

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