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France 2030 / 2030 / 2022 / Emmanuel Macron / Bruno Bonnell

Bruno Bonnell choisi pour mener à bon port France 2030

Après un mois d'étude des candidatures pour le poste de "secrétaire général du programme de soutien à l’innovation et à la réindustrialisation", c'est finalement Bruno Bonnell qui a été choisi pour prendre la barre. Ce député de la majorité présidentielle à l'âme technophile et entrepreneuriale avait prévu de se retirer de la vie politique à l'issue de son mandat actuel. 
Bruno Bonnell. Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Bruno Bonnell. Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Il aura fallu un comité de sélection trié sur le volet et de nombreuses candidatures étudiées au peigne fin pour trouver un pilote au programme France 2030. Il s’agit du député La République en marche (LREM) Bruno Bonnell. Ce dernier a donc été choisi pour être le "secrétaire général du programme de soutien à l’innovation et à la réindustrialisation" et aura la lourde responsabilité de mener ce plan de 30 milliards d’euros, qui a le double objectif de réindustrialiser la France et d’asseoir sa souveraineté technologique. Le profil de ce fidèle de LREM a su convaincre qu’il était capable "d’adopter la pensée de rupture" recherchée pour ce poste et qu’il avait la capacité "d’embrasser l’ensemble des sujets de France 2030". Il faut dire que cet ancien chimiste de formation dispose d’un profil d'entrepreneur technophile qui parle pour lui : il a fondé il y a plusieurs décennies l’ancienne pépite des jeux vidéos Infogrames et affiche depuis son goût pour l’innovation technologique.

L’annonce dès l’année passée qu’il ne briguerait pas à nouveau la députation était sans doute le signe qu’il voulait mettre à exécution son souhait - exprimé dans les colonnes du quotidien Le Monde en 2018 - de "recréer des boîtes, je ne sais faire que ça", après son aventure politique. Il va donc en avoir l’occasion en ayant pour tâche à la fois de faire le "lien entre les mondes de l’investissement et de la recherche sur des sujets de pointe", mais également d’aider à mener des projets "de l’enseignement supérieur à l’industrialisation". La dynamique autour de la French Tech et ses licornes toujours plus nombreuses ne manquera pas d’inspirer le député du Rhône dans sa tâche de faire le lien entre le public et le privé.

L’élection présidentielle pourrait venir influer sur le contenu de sa mission puisque parmi les prérogatives de France 2030 figurent les thématiques du spatial, du nucléaire et d’autres sujets sur lesquels les différents aspirants à l’Elysée sont loin d’être d’accord. Ce plan étant notamment fortement incarné par le président Emmanuel Macron qui exprimait son souhait dès l’été de permettre l’émergence des "champions de demain", là où son ministre de l’Économie estime qu’il y a un enjeu de "prospérité nationale" derrière la réindustrialisation et ce plan sera probablement érigé comme un acte fort du quinquennat lorsqu’il faudra en défendre le bilan. Au-delà des efforts que déployera Bruno Bonnell à son poste de secrétaire général, le verdict des urnes sera probablement tout aussi important pour la réussite de sa mission ou a minima pour le cap qu’il devra tenir.

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