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Macro-économie / Taux / France 2030 / Bruno Bonnell / industrie

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France 2030 / Bruno Bonnell / industrie

France 2030 fête ses deux ans / Près de la moitié du plan a été engagée

Le plan de 54 milliards d’euros destiné à soutenir les industries d’avenir a vu, en deux ans, 25 milliards d’euros être engagés vers ses bénéficiaires et les territoires sont loin d’être en reste. Cela aurait permis le maintien ou la création de près de 60.000 emplois.
Bruno Bonnell, secrétaire général pour l'investissement - Ludovic MARIN / AFP
Bruno Bonnell, secrétaire général pour l'investissement - Ludovic MARIN / AFP

France 2030 poursuit son petit bonhomme de chemin. Lancé en grande pompe par Emmanuel Macron, président de la République, à l’automne 2021, le plan de 54 milliards d’euros conçu pour soutenir les industries d’avenir a vu près de 50% de ses fonds (25 milliards d’euros) être engagés. "La moitié devrait être atteinte d’ici la fin de l’année", a déclaré Bruno Bonnell, secrétaire général pour l'investissement en charge de France 2030, à l’occasion d’un point presse.

Pour mémoire, ce plan doit être déployé sur cinq ans et a, entre autres pour objectifs, de faire émerger en France des réacteurs nucléaires de petite taille innovants et avec une meilleure gestion des déchets, décarboner l'industrie hexagonale, faire de la France le leader de l'hydrogène vert, produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides en 2030 ainsi que le premier avion bas-carbone ou encore 20 biomédicaments contre les cancers et les maladies chroniques dont celles liées à l'âge. "Nous sommes à l’aube des Trente Vertueuses", veut croire Bruno Bonnell.

A cette heure, pour ce qui est de la décarbonation de l'industrie, l’engagement de la moitié du budget dédié a déjà permis de sécuriser une réduction de 6,6 millions de tonnes de CO2 par an, sur un objectif de réduction, fixé par la Stratégie nationale bas carbone, de 25 millions de tonnes par an en 2030. La réduction finale pourrait donc être doublée, soit plus de 13 millions de tonnes de CO2 par an. Plus largement en matière de décarbonation, environ 8,5 millions de tonnes annuelles de CO2 seront économisées à partir de 2030 grâce aux projets engagés à date. Par ailleurs, 1,5 million de véhicules électriques et hybrides produits en France par an ont été sécurisés.

En outre, si c’est la région Ile-de-France qui a capté la plus grosse partie des montants engagés, environ les deux tiers des fonds vont bénéficier au reste de l’Hexagone. "C’est une réussite exceptionnelle d'avoir réveillé les territoires", s'est félicité Bruno Bonnell. "Cela veut dire que ce plan a un impact en matière d'aménagement des territoires", a-t-il avancé.

D'autre part, le point d’étape organisé par le secrétariat général pour l’investissement (SGPI) rapporte que 55.961 emplois ont été créés ou maintenus grâce aux montants engagés jusqu'ici. Des travaux remis à l’été dernier par Patricia Barbizet, présidente du comité de surveillance des investissements d’avenir, montraient que le plan France 2030 pourrait générer, selon les scénarios, une création nette de 138 000 emplois peu qualifiés (296 000 dans un cas plus favorable), 108 000 emplois qualifiés hors recherche (respectivement 233 000) et 42 000 emplois dans les activités de recherche (respectivement 70 000).

Il convient de noter qu’aux alentours de 7 à 8 milliards d’euros du plan France 2030 ont été décaissés. Le différentiel avec le montant engagé s’explique par le fait que les fonds sont versés au fur et à mesure que les entités lauréates du plan France 2030 (3200 projets et 3500 bénéficiaires) passent les jalons qu’elles se sont engagées à atteindre lorsqu’elles ont signé le contrat avec la puissance publique.

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