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Paris Finance Forum : l’Europe a tout pour affronter les défis financiers qui l’attendent / L’Union des marchés de capitaux appelée à l’aide
La résilience économique du Vieux continent a de beaux atouts à faire valoir. "L’Europe possède deux actifs de haute valeur : un excès d’épargne, qu’elle exporte dans le reste du monde, et des institutions financières solides que sont les banques, assurances et gestionnaires d’actifs pour l’allouer", a déclaré Jean Lemierre, président de BNP Paribas, au cours du Paris Finance Forum, organisé par l’association Paris Europlace, créée pour promouvoir l’attractivité de la place de Paris. "Nous ne manquons pas d’argent pour financer des projets ", a plussoyé Valérie Baudson, directrice générale du leader européen de la gestion d’actifs Amundi.
Diversifier le financement
Alors que les besoins de financement de l’Europe s’annoncent gigantesques dans les années à venir du fait notamment de la transition énergétique et numérique (700 milliards d’euros par an d’investissements pour l’Union européenne d’après les estimations de Bruxelles) ainsi que de la recherche de davantage de souveraineté, l’ancien directeur du Trésor a estimé que "le système actuel peut y répondre", tout en ajoutant qu’"évidemment, il y a des choses à faire pour l’améliorer ".
Parmi ces dernières, le vice-président de Paris Europlace a cité l’Union des marchés de capitaux (UMC). Pour rappel, lancée en 2015 par l’Union européenne (UE), cette initiative vise à créer un marché unique du financement en Europe et faciliter ainsi les investissements transfrontaliers entre autres en levant des obstacles règlementaires.
Saluant les propos de Jean Lemierre à propos de l’UMC, Verena Ross, présidente de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a fait valoir que le système financier européen était fortement intermédié (le poids des marchés de capitaux dans le financement de l’économie est plus faible qu’au sein d’autres zones) et qu’il devait se diversifier. "C’est crucial, tant du côté que des entreprises que de celui des investisseurs ", a indiqué Verena Ross.
Solvabilité II
La discussion tournant autour du canal réglementaire pour doper la résilience, Antoine Gosset-Grainville, président d’Axa, a rappelé que les assureurs sont de gros investisseurs (ils figurent parmi les principaux financeurs de l’économie) et jugé que "les règles de Solvabilité II [ensemble de règles prudentielles que doivent respecter les assureurs, ndlr] ne sont pas particulièrement favorables à l’investissement, y compris ceux en faveur de la transition écologique".
À ce titre, l'avocat a avancé qu’il serait intéressant de suivre attentivement l’effet des réformes que mène présentement le Royaume-Uni (l’exécutif britannique veut alléger Solvabilité II pour générer des dizaines de milliards d’euros d’investissements).
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