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Eurazeo change de braquet avec sa stratégie Smart City / Le closing final du fonds de venture atteint 400 millions d’euros
La thématique Smart City d’Eurazeo se porte bien. La société d’investissement vient de boucler le closing final du deuxième opus de sa stratégie au carrefour des technologies numériques et de la transition vers des villes plus durables. Le montant : 400 millions d’euros, soit "plus que ce qui était prévu initialement", indique à WanSquare Matthieu Bonamy, partner d’Eurazeo en charge de l’activité Smart City
Par rapport à la première génération de la thématique, lancée en 2016, qui avait levée environ 130 millions d’euros, "nous changeons de braquet", souligne-t-il. Avec cette taille de levée, " l’idée est de pouvoir investir à tous les stades du venture capital, depuis l’early stage jusqu’au late stage " dans des sociétés "qui ont trouvé leur ‘product-market fit’, leurs clients, c’est-à-dire avec une adéquation déjà prouvée entre leur produit ou concept et leur marché", poursuit le partner.
Le fonds a d’ailleurs commencé à être déployé. Ses premiers investissements concernent la société allemande 1Komma5°, qui fournit des solutions et services énergétiques résidentiels bas carbone, le réseau Electra de recharge rapide pour véhicules électriques en France, en Italie et au Benelux, le logiciel d'intelligence artificielle pour construction Swapp, ainsi qu’Urban Chain, une plateforme d'échange d'énergie renouvelable "peer- to-peer" au Royaume-Uni reposant sur des technologies blockchain et d’intelligence artificielle. De premiers investissements qui illustrent déjà une bonne partie des cinq verticales stratégiques du fonds : l’énergie, la mobilité, la logistique, le bâtiment et les technologies industrielles.
Une empreinte mondiale
L’autre grande particularité de la stratégie Smart City d’Eurazeo est son caractère mondial. Ses équipes situées dans plusieurs pays européens, mais aussi en Asie, notamment à Singapour ont pour objectif de " trouver les meilleures croissances selon les géographies, parce que le marché de la transition énergétique n'est pas le même en Allemagne, à Singapour, en France ou en Amérique du Nord", explique Matthieu Bonamy. Une empreinte géographique élargie d’autant plus prégnante que les équipes du fonds "ont véritablement cette capacité reconnue par les entrepreneurs à faire grandir des sociétés à l'international", souligne-t-il.
Ce côté international se voit aussi dans la grande diversité géographique des investisseurs. Le fonds a reçu le soutien du Fonds européen d'investissement, de Bpifrance, du Fonds de Développement Polonais (PFR) ou encore du fonds coréen KVIC. Mais aussi de 18 grandes entreprises en Europe et en Asie. Parmi les investisseurs stratégiques en Europe figurent EDF, TotalEnergies, Stellantis, Hager Group, ZF, RATP, Mainova, SWK AG et Duisport. Par ailleurs, la participation d’investisseurs asiatiques est en croissance significative avec notamment Banpu, Momentum Venture Capital (SMRT), SP Group, Jardine Pacific, IMC PanAsia, Sansiri et SCG.
Alors que l’environnement pour les levées de fonds est depuis plusieurs mois devenu très difficile d’une façon générale, "ces sujets qui ont trait à la transition énergétique, au climat, intéressent les investisseurs", indique Matthieu Bonamy. D’autre part, "notre capacité à opérer mondialement et l’expérience acquise sur la thématique sont des éléments qui rassurent ", ajoute-t-il.
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