Start-up / Private Equity / Jeito Capital / Alentis Therapeutics / Rafaèle Tordjman / capital-risque / venture / biotech
Start-up / Private Equity
Jeito Capital / Alentis Therapeutics / Rafaèle Tordjman / capital-risque / venture / biotech
Jeito Capital confirme sa dynamique dans les biotechs
Jeito I poursuit tant ses investissements que sa levée de fonds à bon rythme. Le premier véhicule de Jeito Capital, la société de capital-investissement fondée en 2018 par Rafaèle Tordjman spécialisée dans les biotechs, devrait dépasser son objectif de 500 millions d’euros pour sa clôture finale, qui devrait être annoncée en septembre. Un premier seuil intermédiaire de 200 millions d’euros avait été annoncé en janvier 2020. C’est donc un succès pour cette jeune firme de private equity, qui a investi très rapidement après sa création.
Jeito Capital devrait d’ailleurs annoncer très prochainement sa cinquième prise de participation : Jeito I a contribué au deuxième tour de financement ("série B") d’Alentis Therapeutics, une biotech franco-suisse qui développe des traitements contre les fibroses d’organes essentiels et les cancers associés. La jeune pousse, fondée en 2019, prévoit de lancer son premier essai clinique cette année.
Le tour de table, auquel le fonds Morningside Venture a également participé, représente au total 55 millions d’euros. On ne connaît pas la part apportée par Jeito Capital, mais ce dernier investit en général des "tickets" initiaux de 15 à 20 millions d’euros ; dans le cas d’Alentis, y gagne de statut d’"investisseur clé". Les deux contributeurs rejoignent la banque publique Bpifrance et les fonds BioMed Partners, BB Pureos Bioventures, HTGF et Schroder Adveq au capital d’Alentis.
Rafaèle Tordjman profite de son ancien parcours professionnel : médecin spécialisé en hémato-cancérologie, elle a été chercheuse à l’Inserm, dont Alentis est également issu (sur la base des recherches du laboratoire du professeur Thomas Baumert). Elle s’est ensuite taillé une solide expérience dans la finance en intégrant la firme de capital-risque Sofinnova Partners, où elle a exercé pendant 17 ans et gravi tous les échelons jusqu’à devenir associée, avant de créer sa propre structure.
Jeito Capital s’est rapidement fait remarquer pour une certaine audace. Jeito I avait ainsi frappé fort dès son premier investissement, en étant co-chef de file du premier tour de table de 93 millions d’euros de Neogene Therapeutics aux côtés de poids lourds du capital-risque anglo-saxon EcoR1 Capital et Syncona. Après avoir investi dans le français SparingVision, Jeito I a renforcé sa position en étant chef de file des tours de table d’InnoSkel (20 millions d’euros) et Pulmocide (92 millions de dollars).
Preuve supplémentaire de crédibilité, Sanofi a confié en novembre dernier un mandat privé de 50 millions d’euros à Jeito Capital.
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