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Start-up / Private Equity / SVB / capital-risque / Silicon Valley / Silicon Valley Bank / relation clients / clients / entreprises technologiques

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krach Le pire a été évité pour les clients de la Silicon Valley Bank / Des sociétés technologiques jusqu'aux fonds de capital-risque

KRACH BANCAIRE. Soulagement pour le monde de la Tech américaine : les dépôts effectués à la Silicon Valley Bank seront garantis, même ceux supérieurs à 250 000 euros. Une bonne nouvelle pour les sociétés de la Silicon Valley, mais aussi pour un grand nombre de fonds de capital-risque.
SVB (©Li Jianguo/XINHUA-REA/XINHUA-REA)
SVB (©Li Jianguo/XINHUA-REA/XINHUA-REA)

Après le temps du "bank run" est venu celui du soulagement pour les clients de la Silicon Valley Bank (SVB). Contrairement à ce que prévoit en temps normal la réglementation américaine, les dépôts remis par les clients de la SVB à la banque et supérieurs à 250 000 dollars seront finalement garantis. De quoi rassurer un bon nombre d’entreprises puisque la SVB comptait dans ses clients, avant sa faillite et d’après ses propres dires, près de la moitié de toutes les entreprises technologiques et des sciences de la vie financées par le capital-risque aux Etats-Unis.

Car avec 212 milliards de dollars à son actif et en ses qualités de 16ème banque américaine, SVB a abondé de services bancaires le monde de la Silicon Valley, depuis sa création en 1983. A la banque Mirabaud de préciser, hier, dans une note publiée à ce sujet qu’il y aurait "manifestement une longue file de déposants qui ont dépassé la limite de 250 000 dollars assurée par la FDIC (en fait, seuls 3 à 7 % de l’ensemble des dépôts sont assurés)".

 

Des millions de dollars

 

Parmi les malheureux élus, le spécialiste du streaming télévisuel Roku, qui détenait 26 % de ses liquidités à la SVB, soit environ 487 millions de dollars ; BlockFi, prêteur d’actifs numériques dont les dépôts à la SVB représentaient 227 millions de dollars ; Gingbo Bioworks, une biotech dont 6 % de la trésorerie était conservé à la SVB, soit 74 millions de dollars ; Lending Club, société de finance participative qui a annoncé pouvoir faire face à une perte potentielle de 21 millions de dollars de fonds déposés auprès de la SVB ; ou encore Cohu, fournisseur de tests de semi-conducteurs dont les comptes de dépôts auprès de la SVB représentent un solde total d’environ 12,3 millions de dollars.

Une liste déjà longue et, de plus, non exhaustive puisque le répertoire des vingt-deux sociétés clientes de la SVB, recensées par ordre d’importance d’exposition reste "incomplet", précise Mirabaud. Ce sont, en tout, plus de 35 000 clients et 175 milliards de dépôts que SVB comptait en son sein.

La liste de clients n’est, en outre, pas uniquement composée d’entreprises technologiques : plus de 2 500 sociétés de capital-risque, dont Lightspeed, Bain Capital et Insight Partners en font eux aussi partie, indique Mirabaud. Autrement dit, des pointures du secteur. "Les temps deviendront-ils durs pour le capital-risque après l’affaire SVB ?", se questionnait, hier, la société spécialisée en données d'investissement Preqin. Et pour cause : ces entreprises prêtent habituellement des liquidités aux entreprises présentes dans leur portefeuille, au travers de mécanismes de dette.

 

Ne pas mettre ses œufs dans le même panier

 

Et ces dites entreprises, qui ont cru ne plus pouvoir avoir accès à leurs liquidités et dont le principal financeur aurait pu se retrouver dans une situation similaire, ont des échéances financières qui s’approchent à grands pas, comme celle de devoir payer leurs salariés et leurs factures. Pour les fonds de capital-risque dont les entreprises en portefeuille se seraient retrouvées dénuées de cash, et d’autant plus pour ceux ayant placé une partie de leurs liquidités à la SVB, le pire a donc été évité.

"L’éco-système du capital-risque erre dans le désert. Les liquidités sont à sec", s’alarmait, avant les annonces des pouvoirs publics américains, Arjun Sethi, co-fondateur de la société de capital-risque Tribe Capital dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux. Et en remémorant à ses lecteurs le fonctionnement des effets de levier utilisés par les banques - grâce aux dépôts qui y sont versés - il rappelait à juste titre que : " […] toute banque ayant un modèle d’entreprise est morte si tout le monde s’en va. Le risque n’étant pas nul et le coût non plus, il est préférable de diversifier le risque, voire de le réduire à néant".

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