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krach SVB : les marchés actions européens boudent / Les faillites bancaires américaines profitent à l’obligataire souverain

KRACH BANCAIRE. Le doute et l’incertitude générés par les faillites bancaires américaines contrarient les marchés actions qui dévissent en Europe. Un contexte qui favorise les actifs sûrs que sont les titres obligataires publics des deux côtés de l’Atlantique, dont certains ont vu leur rendement refluer de manière inédite en 36 ans. C’est également la traduction d’une réévaluation des anticipations en matière de politique monétaire.
Salle des marchés à Francfort - Andreas Arnold/ZUMA Press/ZUMA/R
Salle des marchés à Francfort - Andreas Arnold/ZUMA Press/ZUMA/R

Les marchés obligataires souverains sont à la fête et les actifs risqués déchantent. Les faillites bancaires dont sont victimes les Etats-Unis entraînent une baisse significative des marchés actions.

Le CAC 40 comme l’Eurostoxx 50 ont perdu près de 3 % de leur valeur depuis leur plus haut de vendredi, l’indice phare de la Bourse de Paris ayant même brièvement franchi à la baisse le seuil des 7.000 points. Sans surprise, ce sont les banques qui souffrent le plus du doute qui frappe les marchés actions.

C’est ainsi qu’au sein de l’Eurostoxx 50, les cinq plus grosses baisses du jour concernent BBVA (-7,94 %), Banco Santander (-6,88 %), BNP Paribas (-6,36 %), ING (-5,93 %) et Intesa (-5,86 %) quand bien même plusieurs analyses tendent à démontrer que le contexte réglementaire et bilantiel dans lequel évoluent les banques du Vieux continent les différencient de Silicon Valley Bank.

Comme on l’observe souvent lors des chocs d’incertitude, au moins deux classes d’actifs tirent leur épingle du jeu : l’or et les obligations souveraines. Le cours de la "relique barbare" a dépassé les 1.900 dollars l’once pour la première fois depuis plus d’un mois et demi. "Sur ces dernières séances, on observe donc une corrélation négative entre le cours de l’or et les marchés actions, synonyme de diversification et de protection", commente Laurent Schwartz, président-directeur général du Comptoir National de l’Or.

Les obligations souveraines, elles, considérées comme des actifs sûrs ont vu leur rendement chuter de plusieurs dizaines de points de base depuis vendredi.

Le rendement des taux d’intérêt américains à deux ans a même dégringolé dans une ampleur inédite depuis 1987 en l’espace d’une journée : il s’affiche à 4 %, soit une baisse de près de 50 points de base. Les taux d’intérêt souverains européens sont sur la même longueur d’onde. Le taux d’intérêt français à deux ans a également diminué de 50 points de base depuis ce matin tandis que le deux ans allemand a perdu une quarantaine de points de base.

Le rallye obligataire semble également envoyer le signal que les marchés financiers s’attendent à des taux terminaux des Banques centrales moins élevés qu’anticipé jusqu’ici (ou fixés pendant moins longtemps à un haut niveau), la stabilité financière étant davantage intégrée qu’auparavant dans leurs anticipations.

Aux Etats-Unis, les investisseurs estiment qu’il y a une probabilité de 8,5 % pour que le taux d’intérêt directeur atteigne au moins 5 % à la fin du premier semestre contre 100 % il y a une semaine, peut-on calculer grâce à CME FedWatch Tool. Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) se réunit la semaine prochaine et peut-être plus que les faillites bancaires, ce sera probablement le chiffre d’inflation pour le mois de février publié demain après-midi qui sera l’arbitre de la décision de la Banque centrale (une hausse de 25 ou 50 points de base du taux directeur est escomptée).

Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), une augmentation de 50 points de base est quasi-certaine ce jeudi (le taux de dépôt atteindrait alors 3 %), au-delà le flou est encore plus grand qu’auparavant.

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