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Un momentum à venir pour les greentech ? / La décarbonation des entreprises devrait leur bénéficier
S’il n’existe plus de doute quant à la prise de conscience collective de répondre à l’urgence climatique, il reste que les entreprises françaises peinent encore à apporter leur pierre à l’édifice en transformant concrètement leurs modèles d’affaires. A l’origine, entre autres, de cette difficulté : des banques pas toujours enclines à accompagner des projets destinés à "verdir" les entreprises, ou encore un manque de soutien financier des grands groupes avec lesquels les petites et moyennes sociétés travaillent. Pourtant, un nouveau genre d’acteur en pleine expansion pourrait bien venir contribuer à la transition énergétique et environnementale des entreprises françaises : les greentech.
A la fin de l’année 2022, Bpifrance recensait 2 153 de ces start-ups qui offrent de nouvelles solutions pour améliorer l’impact environnemental des entreprises ou des consommateurs. Et la popularité de ces jeunes pousses va en grandissant. Elles ont, en effet, levé plus de 2,5 milliards d’euros l’année dernière. Ce qui représente une progression de 53 % par rapport à 2021, souligne le panorama du secteur dressé par la banque publique d’investissement française.
Du public et du privé
L’institution est, de fait, l’un des acteurs majeurs du financement de l’écosystème. Ce sont ainsi 2,15 milliards d’euros de financements qui ont été octroyés par Bpifrance aux greentech en 2022 au travers d’appels à projets, du Projet important d’intérêt européen commun 2 (PIIEC 2) et de dispositifs déployés par le réseau Bpifrance. A cela viennent s’ajouter 194 millions d’euros d’investissements directs et 130 millions d’euros injectés dans l’écosystème par Bpifrance au travers de levées de fonds.
Si le but premier de ces investissements reste évidemment de soutenir les start-ups greentech, la banque publique aime à rappeler que ces financements publics servent aussi à créer un effet de levier auprès du secteur privé. Et pointe ainsi que les start-ups greentech "positionnées sur des secteurs porteurs bénéficient de manière croissante des financements privés de la part des fonds de capital risque, de corporate venture, de réseaux bancaires, etc.". Parmi ces secteurs porteurs, l’institution dirigée par Nicolas Dufourcq souligne plus particulièrement ceux de l’hydrogène, de l’acier vert et des véhicules électriques. Outre ceux-ci, le sujet qui aura été le plus représenté au sein de l’écosystème greentech, en 2022, est celui de la transition environnementale (soit 24 % des start-ups). La verticale sectorielle couvre notamment la décarbonation de l’industrie. Grâce, entre autres, à des jeunes pousses comme Squair Tech qui produit par exemple un catalogue de matériaux poreux pour la capture des polluants de l’air. Derrière la transition environnementale, la répartition sectorielle des greentech se classe comme suivant : les nouvelles énergies (à 23 %) ; l’industrie verte (à 21 %) ; l’agriculture (à 13 %) ; la mobilité propre (à 14 %) et la construction durable (à 6 %).
L’Europe résiste
Un écosystème donc florissant et varié qui a, de plus, tenu bon sur l’année 2022 dans un marché des investissements en capital-risque pourtant en berne. Alors que les investissements dans le secteur cleantech, de l’amorçage à la croissance, se sont contractés de 17 % en Amérique du Nord et de 20 % en Asie-Pacifique entre 2021 et 2022, l’Union européenne a tenu bon. Le recul enregistré y est de 14 % sur l’année. L’Hexagone tire donc d’autant plus son épingle du jeu avec la croissance enregistrée de 53 % des levées de fonds greentech en 2022.
Et si un cru plus modeste, en matière de levées de fonds, est anticipé par les experts sur l’année à venir, les greentech pourront tout de même sûrement toujours compter sur le secteur privé pour venir soutenir leur croissance. Bpifrance rappelant ainsi que "la transition enclenchée par les entreprises pour se décarboner va générer de l’activité pour les greentech qui vont bénéficier "de Capex et d’Opex verts" ".
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