WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / climat / la banque postale / transition écologique

Macro-économie / Taux
climat / la banque postale / transition écologique

Les dépenses pour la transition écologique n'ont pas à effrayer

À l’occasion des « Dialogues de l’Economie citoyenne » organisés par La Banque Postale, divers intervenants ont rappelé le coût que représenterait l’inaction en matière climatique.
Ralf Hettler / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Ralf Hettler / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Les rapports sur la question se suivent et se ressemblent : décarboner l'économie en vue de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré en 2100 va réclamer des dizaines de milliers de milliards de dollars d’investissements au niveau mondial. "Nous parlons beaucoup du coût de la transition écologique, mais rarement de ce que cela coûterait de ne pas agir". La position affichée par Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a fait l’objet d’un relatif consensus au cours des "Dialogues de l’Economie citoyenne" que La Banque Postale a organisés. "Je pense que le rapport coût – bénéfice est en train de changer à toute vitesse", a ajouté l’ancienne directrice générale du Trésor.

"Le coût de l’inaction est évidemment bien pire", a lancé Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa, qui a insisté sur les phénomènes de violentes ruptures que pouvait générer le dérèglement climatique. "C’est un processus non-linéaire : par exemple, dès lors que les océans atteignent un certain seuil de réchauffement, l’entièreté des stocks de pêche peut être amenée à disparaître. L’industrie de la pêche deviendrait instantanément obsolète. Si bien que les pertes en termes de capital et de croissance économique seraient absolument monstrueuses", a expliqué l’économiste.

"Plus nous attendrions pour mener la transition bas carbone, plus le coût serait élevé", a déclaré de son côté François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. "A horizon 2050, les simulations que nous avons conduites indiquent que le coût serait plus lourd, en termes de Produit intérieur brut, de cinq à dix points pour une transition climatique tardive par rapport à une transition climatique ordonnée que nous mettrions en place immédiatement", a illustré le grand argentier.

Pour autant, eu égard aux inégalités qu'elle pourrait amplifier, la transition pourrait ne pas être un long fleuve tranquille. "Contrairement à ce que le terme 'transition' suggère, cela ne se déroulera pas de façon lisse et spontanée. Il faut dire la vérité, il y aura des perdants […] et dans une certaine mesure, ce sera hardcore", a ainsi prévenu François Gemenne, membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article