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EY ; Start-up ; French Tech ; Capital-risque ; Capital-développement ; Growth equity ; Capital venture

Levées de fonds / EY / Start-up / French Tech / capital-risque

Levées de fonds
EY / Start-up / French Tech / capital-risque

Levées de fonds : carton plein pour la French Tech

Au premier semestre 2022, la French Tech a levé 8,4 milliards d’euros, soit 63 % de plus par rapport à l’année précédente, d’après la dernière édition du Baromètre EY du capital-risque en France. La France dépasse l’Allemagne et retrouve sa deuxième place en Europe.
Cedric O, alors secrétaire d'État en charge de la transition numérique, lors de la présentation de la liste French Tech Next 40/120 en début d'année (Eric TSCHAEN / REA)
Cedric O, alors secrétaire d'État en charge de la transition numérique, lors de la présentation de la liste French Tech Next 40/120 en début d'année (Eric TSCHAEN / REA)

Les investissements coulent à flot pour les acteurs de la French Tech. Dans un contexte où les conditions économiques et géopolitiques mondiales ont engendré une forte volatilité, les start-up françaises, avec 362 opérations, ont levé 8,4 milliards d'euros au premier trimestre 2022, soit 63 % de plus que sur les six premiers mois de l'année 2021, d'après le dernier Baromètre EY du capital-risque en France.

"La French Tech est très résiliente. Le second trimestre a été sauvé par un mois de juin mirifique en termes de financement, avec 2,2 milliards d’euros", explique Franck Sebag, associé chez EY et auteur de l’étude. C’est presque autant que sur toute l’année 2017. "L’écosystème français est très résistant. En 2022, les sociétés ont de la trésorerie et des clients", confirme Philippe Colombel, managing partner chez Partech.

 

Des investissements records

 

Cette progression marquée des investissements dans la French Tech tient principalement à un doublement des tours de capital-développement (growth equity), des financements supérieurs à 100 millions d’euros dans des sociétés matures aux concepts aboutis, avec 20 opérations pour 4,48 milliards d’euros et qui représentent 53 % du total des fonds levés en France contre 39 % l’an passé. Dans le Top 5 figurent Qonto, avec 486 millions d’euros de fonds levés, Ecovadis (478 millions), Back Market (450 millions), Exotec (305 millions) et NW Group (300 millions).

Le trou d’air se fait davantage ressentir sur les plus petits tours de table, notamment pour le capital-risque (venture capital), ces investissements inférieurs à 100 millions d’euros dans des sociétés en phase de création, ou aux premières phases de leur développement. "Avec la baisse des valorisations des sociétés technologiques, les entrepreneurs ne cherchent à lever que l’argent dont ils ont besoin, pour éviter les dilutions", explique Franck Sebag.

Sur le plan sectoriel, les sociétés de logiciels passent à nouveau en pole position en France avec une multiplication par 6 en valeur par rapport au premier semestre 2021 au détriment du secteur internet dont les levées sont en baisse de 29 %. Le secteur des Fintech s’impose comme le deuxième secteur le plus attractif avec une progression de plus de 86 % en valeur. La période a aussi été propice à la CleanTech dont les levées ont été multipliées par 4 en valeur.

 

L’Allemagne à la peine

 

Autre enseignement : la France a surpassé l’Allemagne en termes de montants levés. Notre voisin ultra-rhénan subit une baisse massive des investissements en valeur dans ses start-up avec 6,26 milliards d’euros contre 7,83 milliards au premier semestre de l’année dernière. C’est 34 % de moins que leurs homologues françaises, principalement du fait d’une diminution de 35 % des opérations de capital-développement.

Ainsi, sur le plan européen, la France retrouve sa deuxième position avec en prime 7 nouvelles licornes (Ankorstore, Ecovadis, Exotec Solutions, NW Group, Payfit, Qonto et Spendesk). L’Hexagone demeure toutefois loin derrière le Royaume-Uni qui reste le pays le plus attractif en termes d’investissements avec 18,4 milliards d'euros levés (863 opérations), soit 120 % de plus qu’en France. Il compte 122 licornes, contre seulement une vingtaine en France.

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