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BNP Paribas / Jean-Laurent Bonnafé

BNP Paribas surprend favorablement au deuxième trimestre / Les rachats d’actions se succèdent

Les résultats du deuxième trimestre 2023 de BNP Paribas ont dépassé les attentes, démontrant encore une fois la solidité du modèle diversifié de l’établissement. Prenant le relais de la première, la seconde tranche de 2,5 milliards d’euros du programme de rachat d’actions va continuer à soutenir le cours de Bourse.
Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas - Photo by Eric PIERMONT / AFP
Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas - Photo by Eric PIERMONT / AFP

C’est une habitude prise il y quelque temps déjà. La première banque française et de l’Union européenne, et première aussi à publier ses comptes du deuxième trimestre, a une nouvelle fois dépassé les attentes. Et ce sur toutes les lignes de son compte de résultat, à commencer par celle située tout en bas. Le résultat net part du groupe de la banque de la rue d’Antin s’est élevé à 2,81 milliards d’euros, soit 13 % de plus qu’anticipé par le consensus des analystes. Un bénéfice en progression de 16,6 % en retirant les éléments exceptionnels dont la somme pour le trimestre écoulé a été inhabituellement importante.

Ils totalisent en effet 723 millions d'euros sur la période d’avril à juin, avec en particulier une charge extraordinaire de 430 millions d'euros liée à l'ajustement des couvertures en raison des changements de modalités de la Banque centrale européenne sur ses facilités de refinancement à long terme (targeted longer-term refinancing operations ou TLTRO). A laquelle il faut ajouter des provisions pour litiges de 125 millions d'euros, des frais de gestion de 150 millions d'euros liés à la restructuration et au renforcement informatique et une provision de 80 millions d'euros en Pologne.

Bien sûr, Bank of the West, la banque californienne cédée par le groupe au 1er février dernier ne figurait plus dans les comptes de ce deuxième trimestre. Or, comme le souligne BNP Paribas, son départ a été largement compensé par la seule croissance organique du résultat. Même en tenant compte des 136 millions d’euros de résultat que la banque américaine avait apporté au deuxième trimestre 2022, la croissance du bénéfice net dépasse encore les 10 % (11,4 % précisément).

Dans le détail, l’analyse par pôle montre toutefois certaines disparités. "Le bénéfice avant impôts de 1,27 milliard d’euros dégagé par la banque de détail est supérieur de 3 % au consensus", observent notamment les analystes de Jefferies, tandis que le milliard d’euros de résultat enregistré par les services spécialisés dépasse les attentes de plus de 20%. Si le résultat avant impôt de 607 millions d’euros du pôle Investment & protection services ressort inférieur de 3 % aux consensus, le bénéfice de 1,81 milliard d’euros de la branche Corporate and institutionnel banking (CIB) dépasse lui les anticipations de 17 %, " notamment grâce à une amélioration significative du métier de Global Banking qui a bénéficié de reprises de provisions ", ajoute Jefferies.

 

Modèle diversifié

 

Tout en haut du compte de résultat, cette hétérogénéité des performances se retrouve (un peu différemment) sur le produit net bancaire, qui s’est établi à 11,4 milliards d’euros sur la période d’avril à juin, 2 % au-dessus de l’anticipation moyenne des analystes. Hors éléments exceptionnels, les revenus de la banque ont progressé de 3,3 %, malgré un environnement moins favorable à certains segments d’activité. Dans les métiers de banque de financement et d'investissement (CIB) par exemple, les activités de marché ont subi un recul de 11,7 % sous l’effet du retour à la normale de la volatilité, mais la très bonne orientation des activités de financement (Global banking), en hausse de 17,5 %, a compensé.

Dans le pôle Commercial, Personal Banking & Services, la baisse des marges dans le crédit à la consommation de l’activité Personal Finance a été contrebalancée par la hausse des revenus d’intérêt des banques commerciales et la très bonne santé du loueur automobile Arval dont les revenus ont bondi de 17,5 %. Tandis que dans le pôle Investment & protection services, la progression des revenus de la gestion de fortune et de l’assurance a équilibré la baisse de ceux du métier immobilier.

Somme toute, des performances qui "reflètent la solidité de notre modèle diversifié ", a résumé Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de la banque, pour qualifier ces résultats justement très bien accueillis par les investisseurs. A la Bourse de Paris, l’action BNP Paribas progressait jeudi après-midi de 3,3 %, à 60 euros.

Il est vrai que le résultat net dit "distribuable" (excluant la charge extraordinaire due aux changements sur les TLTRO) qui sert de base au calcul du montant distribué aux actionnaires, a atteint 3,26 milliards d’euros, en hausse de 10 %. Et surtout que sa croissance par action a atteint 16,8 % sur l’ensemble du semestre, à 4,72 euros, soutenue par la première tranche de 2,5 milliards d’euros du programme de rachats d’actions 2023 débuté le 3 avril 2023 et qui s'achèvera au plus tard le 3 août 2023.

Et le groupe a justement profité de la publication de ses résultats trimestriels pour annoncer l’autorisation reçue pour la seconde tranche, de 2,5 milliards d’euros également, dont le lancement s’effectuera en août. Ce qui confirme que l’action BNP Paribas bénéficiera d'un fort soutien jusqu’à la fin de l’année.

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