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Politique économique / export / Chèque export / Plan de relance / PME / Balance commerciale / Intiative de Roubaix / Aide à l'export / Cour des comptes

Politique économique
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Le plan export du gouvernement sera (enfin) dévoilé fin août / Des améliorations à apporter à la stratégie de Roubaix

Annoncé de longue date, le nouveau plan export PME du gouvernement devrait enfin être connu à la fin du mois, a promis le ministre au Commerce extérieur, Olivier Becht. Si une prise en charge de l’accompagnement des entreprises ne serait pas une idée nouvelle, d’autres propositions émanant notamment de la Cour des comptes pourraient inspirer l’exécutif.
Le ministre du Commerce extérieur, Olivier Becht (©Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Le ministre du Commerce extérieur, Olivier Becht (©Photo by Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Alors que le gouvernement se félicitait, ce mardi, de voir les chiffres de la balance commerciale de la France s’améliorer, Olivier Becht, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, a également annoncé la présentation, à la fin du mois d’août, d’un plan export PME. "La France peut redevenir une grande puissance exportatrice. Il faut que les petites et les moyennes entreprises comprennent qu’aller à l’export ce n’est pas prendre un risque, au contraire, c’est faire en sorte de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, avoir plusieurs marchés. Donc, nous allons les accompagner davantage ", a-t-il déclaré sur Franceinfo.

 

200 000 entreprises exportatrices d’ici 2030

 

Objectif du gouvernement : atteindre les 200 000 entreprises exportatrices à l’horizon 2030 contre 147 900 aujourd’hui (+9,2 % en nombre par rapport à 2021 selon les chiffres des Douanes). Un résultat certes en amélioration mais qui reste encore insuffisant pour le ministre d’autant que l’Italie compte 200 000 entreprises exportatrices et l’Allemagne 350 000. "Aller à l’export est une stratégie gagnante en termes de chiffre d’affaires puisque les entreprises gagnent généralement dès la première année plus de 150 000 euros de chiffre d’affaires", a-t-il ajouté.

S’il faudra donc attendre encore quelques jours pour connaître les mesures précises de ce plan, l’exécutif ambitionnerait cependant de "prendre en charge l’accompagnement des entreprises". "94 % des entreprises qui sont accompagnées se maintiennent à l’export les années suivantes contre moins de 40 % des entreprises qui ne le sont pas", a constaté Olivier Becht. Des "moyens humains" devraient, en outre, être déployés au sein même des PME.

 

Vers un nouveau chèque export ?

 

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’Etat tente de favoriser le développement de cette catégorie d’entreprises à l’international. Récemment, dans le cadre du plan de relance lancé en septembre 2020, l’exécutif avait déjà mis en place un "chèque export". Un dispositif éteint aujourd’hui mais qui permettait par exemple à une PME la prise en charge de 50 % de ses frais de participation à un salon international ou à l’achat d’une prestation de projection collective ou individuelle (dans la limite d’un plafond). De même, un "chèque VIE" (volontariat international en entreprise) avait été instauré, sponsorisant à hauteur de 5000 euros l’envoi en mission d’un VIE par PME-ETI.

Par ailleurs, dans le cadre de la stratégie dite "de Roubaix", ville où Edouard Philippe, alors Premier ministre, avait dévoilé, en février 2018, la stratégie de son gouvernement en matière de commerce extérieur visant à transformer le modèle d’accompagnement des TPE, PME et ETI à l’export, était née la "Team France Export" (TFE). Une sorte de "guichet unique" créé pour rassembler toutes les solutions publiques proposées par les régions, les services de l’Etat, Business France, les Chambres de Commerce et d’Industrie et Bpifrance. En 2021, selon un rapport du Sénat de décembre 2022, cette équipe avait ainsi accompagné 10 547 PME et ETI via des financements directs de l’Etat ou des garanties publiques pour le commerce extérieur.

 

Recommandations de la rue Cambon

 

Une réforme appréciée sur le terrain mais que la Cour des comptes avait cependant jugé encore trop méconnue, dans un rapport publié quant à lui en octobre dernier.

Les Sages de la rue Cambon avaient alors plaidé pour une revue des priorités stratégiques et notamment sectorielles de cet accompagnement. "La priorité donnée aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaires apparaît contestable, car elle ne permet pas d’agir sur la performance française à l’export, cette dernière impliquant un accompagnement plus ciblé sur les PME et les ETI au plus fort potentiel d’internationalisation", jugeaient-ils, estimant que "la focalisation excessive des objectifs sur le nombre d’exportateurs (sans considérer leur chiffre d’affaires à l’export) ne parai (ssait) pas pertinente pour piloter la performance de cette politique de soutien, comme l’atteste la conjonction en 2021 d’un nombre record d’entreprises exportatrices et d’un montant inédit de déficit de la balance commerciale (84,7 milliards d’euros sur les biens, ndlr)", écrivaient-ils.

La Cour des comptes proposait dans ce contexte la mise en place d’une une offre d’accompagnement personnalisée gratuite ou à faible coût à destination des entreprises jugées prioritaires.

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